Édition du 2 juin 2020

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Le syndicalisme ouvrier

Du XIXe au XXIe siècle (Texte 7)

Le syndicalisme est l’une des formes d’organisation de certains membres issus de la classe ouvrière dans sa résistance à l’exploitation, à la domination et à l’oppression capitalistes sur les lieux de travail et dans la société politique et ce, de ses origines à encore aujourd’hui. Cette proposition, qui semble aller de soi, ne rallie pas la totalité des spécialistes en relations industrielles. Qu’on en juge par ce qui suit…

L’émergence du syndicalisme chez certainEs spécialistes en relations industrielles

Le Capitaine et Dufour-Poirier[1], en s’appuyant sur les travaux de Lévesque, Murray et Le Queux[2] nous expliquent l’émergence du syndicalisme de la manière suivante :

« Le désir de ses syndiquer émane des salariés issus d’un même établissement. Bien que non exhaustives, deux raisons fondamentales expliquent la volonté des salariés de se syndiquer. La première réside dans le sentiment d’être victimes d’un abus, d’une injustice, d’un manque de respect ou d’une atteinte à leur dignité de la part de leur employeur. La deuxième provient d’un constat d’insatisfaction à l’égard des conditions de travail, négociées jusqu’alors de façon individuelle entre le salarié et l’employeur. Se percevant impuissants sur le plan individuel, les salariés peuvent décider de se regrouper et de se constituer en syndicat pour contrer l’arbitraire patronal et améliorer leurs conditions de travail (les salaires, les avantages sociaux, les horaires de travail, etc.). Lors d’une démarche de syndicalisation, les salariés sont conscients de leurs faiblesses dans leurs relations de pouvoir avec l’employeur : ils jugent ou espèrent que, collectivement, le syndicat aura la capacité de défendre et de bonifier leurs conditions de travail[3]. »

« (S)entiment d’être victime d’un abus, d’une injustice, d’un manque de respect [...] », « constat d’insatisfaction », selon nous, ces raisons invoquées, quoi que « non exhaustives », ne nous satisfont guerre. Une autre interprétation de l’émergence du syndicalisme, en lien avec l’histoire et certaines caractéristiques de la société libérale, nous semble possible [4].

Syndicalisme ouvrier et société libérale

Le syndicalisme ouvrier, que nous nous proposons d’analyser dans la présente série de textes, correspond à l’organisation professionnelle des travailleurs salariés (à l’origine il s’agissait surtout d’un phénomène qui regroupait des hommes) qui s’est mis-en-place, depuis la fin du XVIIIe siècle, avec l’industrialisation et, il importe de le préciser, indépendamment du corporatisme tel qu’il existait dans l’Ancien régime et aboli en France, à la suite de l’adoption de la loi Le Chapelier, en 1791.

Ce syndicalisme ouvrier (et, faut-il le rappeler, principalement masculin) est né et s’est développé au sein de la société libérale. Il est donc difficilement dissociable du libéralisme en ce sens qu’il nous semble impératif de prendre en considération que les revendications sociales et politiques typiques des premiers syndicats ont surgi dans le cadre d’une société qui appliquait le libéralisme et pas n’importe quel, le « libéralisme totalitaire » https://www.pressegauche.org/Sur-la-supposee-separation-de-l-Etat-et-de-l-economie. Pas étonnant dès lors que les premiers regroupements d’hommes de métier apparaissent comme une expression pratique de la liberté de s’associer en vue d’imposer aux employeurs la libre contractualisation des conditions de travail et de rémunération. Car, c’est au nom du libéralisme même que cette liberté a été refusée puis progressivement conquise au cours d’une histoire qui est celle du mouvement ouvrier et de ses luttes.

La meilleure définition du « syndicalisme libéral » est probablement celle des Webb qui y voient « Une association permanente de salariés dans le but de maintenir ou d’améliorer leurs conditions d’emploi. » Tonnies, pour sa part, voit deux types de syndicalisme : « communauté » (qui développe le sentiment de fraternité et d’entraide et regroupe des employéEs non-qualifiéEs) ; et « société » (des travailleurs hautement qualifiés mieux connu sous le nom d’hommes de métier) c’est-à-dire, une association constituée en vue de fins précises telles que l’amélioration des conditions contractuelles de l’emploi).

Les syndicats, dès le départ, sont formés par une minorité d’ouvriers hautement qualifiés et oeuvrant en milieu urbain. Ensuite, par des hommes et des femmes déracinéEs du milieu rural, d’où le besoin que le syndicalisme qui s’adresse à ces personnes, identifiées comme des « prolétaires », prenne un caractère communautaire. Il vaut la peine de préciser ici que cette distinction conceptuelle entre « syndicalisme sociétaire » et « syndicalisme communautaire » n’implique pas nécessairement que certains traits du premier soient totalement exclus du second.

Ce sont les ouvriers qualifiés (les hommes de métier) qui constituent d’abord des syndicats. Il s’agit, pour l’essentiel, d’une minorité d’ouvriers qualifiés cherchant moins à former des communautés qu’à créer des sociétés (ou des organisations professionnelles) efficaces pour se protéger des effets dévastateurs de la concurrence libérale qui les oppose d’abord aux employeurs et aussi aux salariéEs non qualifiéEs. Ouvrières et ouvriers non-qualifiéEs qui seront par définition excluEs des associations professionnelles qui regroupent les hommes de métier.


Les conditions d’émergence du syndicalisme

L’action syndicale s’explique aussi par certaines conditions précises qui sont principalement économiques. Le lien entre syndicalisme et industrie est partout très fort. Le syndicalisme est né dans l’Angleterre industrielle à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Il s’est ensuite propagé avec le développement de la révolution industrielle en Europe continentale, aux États-Unis, au Canada, au Japon, etc. On note également une corrélation entre syndicalisme et urbanisation. C’est en milieu urbain que s’implantent les premières manufactures. Il existe aussi une liaison étroite entre syndicalisme et degré de concentration des entreprises. Même si le syndicalisme surgit d’abord chez les ouvriers les plus qualifiés, les conditions de son épanouissement dépendent de la taille des entreprises. En ce sens, plus la concentration ouvrière est élevée au sein d’un même lieu de travail et plus les syndicats ont de la facilité pour recruter des membres-adhérents.

Les dernières années du XVIIIe et celles de la première moitié du XIXe siècle sont celles de l’invention du syndicalisme en Europe et en Amérique du Nord. Cette période est caractérisée par l’existence d’associations ouvrières diverses (fraternités, coopératives, mutuelles, caisses de secours) et par une législation qui interdit les pratiques visant à permettre la négociation collective portant sur les salaires. La révolution industrielle aura pour effet de faire croître les effectifs ouvriers et s’accompagne de la disparition des anciennes pratiques corporatives. Les syndicats qui voient le jour, jusqu’ autour de 1880, ne sont pas encore fortement reliés entre eux, ou, s’ils le sont, c’est sur une base éphémère.

C’est autour des années 1880 que le syndicalisme entre dans une nouvelle période, celle de son extension et de son affermissement, avec notamment la création de fédérations ou de confédérations plus durables dans le temps que par le passé. C’est aussi durant ces années que la combativité ouvrière gagne en ampleur et en importance (pensons ici à la lutte pour !a journée de 9 heures au Canada en 1872 ; pensons également aux affrontements survenus à Chicago au Haymarket Square en mai 1886).

Le syndicalisme du XIXe au XXe siècle

Le XIXe siècle est celui du démarrage d’un phénomène nouveau : un syndicalisme qui a dû partout affirmer sa place en dehors de toute reconnaissance légale et, par conséquent, face à l’hostilité patronale et étatique[5]. La première caractéristique du syndicalisme à son point de départ est donc sa grande et son extrême fragilité. La seconde caractéristique de cette première phase du syndicalisme en Amérique du Nord tient à ce que, partout, les professions précocement touchées par le phénomène sont les plus qualifiées. Ce sont les salariés mâles qui ont une forte conscience de leur valeur professionnelle et une rémunération qui ne figure pas parmi la plus faible (imprimeurs, tailleurs de pierre, tisserands, charpentiers, menuisiers, etc.) donc l’aristocratie ouvrière, qui se lance la première dans l’action syndicale et non pas les ouvrières et les ouvriers à faible qualification et à faible rémunération.

Caractéristique à signaler aussi (pour le dernier quart du XIXe siècle surtout et le XXe siècle) : le rôle du politique est important dans le développement du mouvement syndical. Dans certains cas même, syndicats et organisations socialistes se retrouvent dans les mêmes congrès ouvriers. En décalage avec ce syndicalisme d’inspiration politique, le syndicalisme chrétien initié par l’Église elle-même (voir à ce sujet l’encyclique papale Rerum novarum du pape Léon XIII publiée en mai 1891), prend d’abord son essor dans les certains pays européens (Allemagne, Italie, Belgique) ensuite au Canada[6].

Au tournant des années 1900, les principaux modèles syndicaux sont en place : syndicalisme d’affaires (le « gompérisme »), socialiste, révolutionnaire, travailliste, chrétien. Arrivera par la suite, au XXe siècle le syndicalisme industriel, le syndicalisme des cols blancs (les employéEs du secteur des services) et le syndicalisme des cols roses (quand il regroupe en majorité des femmes salariées oeuvrant en éducation et en santé). Le syndicalisme est donc un mouvement pluraliste au sein duquel nous observons un clivage horizontal (qualifiés et non qualifiés) et vertical (révolutionnaire, réformiste, socialistes, chrétiens). Ce clivage s’est étiolé depuis l’implosion des régimes communistes et aussi la mise en place du nouveau régime économique qui a vu le jour dans la foulée de la crise économique des années quatre-vingt : une économie financiarisée et mondiale qui carbure au rendement des actions boursières.

D’autres lignes de partage peuvent apparaître à partir de convictions religieuses et philosophiques ou en raison d’antagonismes nationaux, sexuels et raciaux. Ce qui donne lieu à différents types de syndicalisme, dont les suivants :

Syndicalisme sociétaire : ouvriers très qualifiés et syndicalisme d’affaire.

Syndicalisme communautaire : ouvrières et ouvriers non-qualifiéEs.

Syndicalisme d’encadrement : fascisme ou communisme.

Suppression des libertés syndicales : régimes dictatoriaux.

L’opposition en provenance du patronat a donné lieu à la présence de syndicats clandestins.

Un syndicalisme de revendication et de contrôle : obtenir plus et davantage et surtout contrôler l’embauche.

Un syndicalisme de type réformiste britannique (trade-union), allemand ou scandinave (social-démocrate). Le but plus ou moins partagé de ces diverses formes de syndicats est l’obtention de sérieux avantages sanctionnés par des accords en bonne et due forme constituant le Welfare State (Welfare State qui est attaqué de manière frontale depuis la crise économique des années soixante-dix).

Le syndicalisme de revendications et d’opposition révolutionnaire. Projet global de transformation sociale, syndicalisme à vision utopique.

Syndicalisme directement associé à l’État dans les régimes nazi en Allemagne et fasciste en Italie.

Les syndicats libres de toute attache face à la dictature du Parti communiste au pouvoir (Solidarnosc en Pologne).

Sur les types de syndicalisme au XXIe siècle

Les liens entre le syndicalisme et la politique se sont réellement relâchés à travers le temps. Quand il est question de types de syndicalisme aujourd’hui, un auteur comme David Camfield[7] en présente cinq : le « syndicalisme d’affaires » (qui met l’accent de manière restreinte sur la négociation collective et adopte généralement une attitude de coopération avec les employeurs) ; le « syndicalisme d’entreprise » (un syndicalisme dirigé principalement par des bureaucrates syndicaux et qui met de l’avant le partenariat avec « le capital ») ; le « syndicalisme social » ( un syndicalisme qui intervient sur des enjeux sociaux et politiques et qui exprime des positions critiques envers les politiques néolibérales) ; le « syndicalisme de mobilisation » (un syndicalisme qui adopte des positions militantes face aux employeurs et qui développe des solidarités avec des groupes communautaires pour imposer, dans une démarche extra-parlementaire, des changements sociaux) et finalement un « syndicalisme de mouvement social » (un syndicalisme qui adhère au militantisme et à la solidarité intersyndicale et communautaire. Ici, l’action extra-parlementaire est orientée vers la justice et le progrès social. La démocratie syndicale est une voie incontournable pour renforcer le pouvoir des personnes salariées sur leur propre organisation).


En guise de conclusion

Aujourd’hui, au XXIe siècle, se pose la question suivante : que reste-t-il du rôle politique des organisations syndicales et de leur capacité réelle d’agir en tant qu’agent de transformation sociale et politique en cette période caractérisée par la mondialisation de l’économie et surtout le néolibéralisme (que nous préférons qualifier de rétro libéralisme) ?

Yvan Perrier

15 février 2020


Lexique

Classe ouvrière : groupe de personnes qui au sein d’un mode de production capitaliste se caractérise par la non-possession des moyens de production. Les rapports sociaux au sein d’une économie de type capitaliste se caractérisent par des rapports d’exploitation économique et d’oppression.

État : État-nation : l’État réunit par définition trois composantes : une population vivant sur un territoire donné aux frontières délimitées et une organisation juridico-politique qui regroupe les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Derrière chaque État il y a une population réputée correspondre à certaines caractéristiques plus ou moins homogène. L’État contemporain (depuis la Révolution française) implique l’idée que la population d’un pays forme une communauté qui est soudée par des liens historique, linguistique et culturel. Dans le contexte de la mondialisation l’État-nation est concurrencé par d’autres structures de régulation qui débordent le cadre des identités nationales. L’État est un pouvoir social de domination d’une minorité sur une majorité. L’État détient le monopole de la violence légitime et le pouvoir exclusif de produire la loi qui s’appliquera à toutes et à tous.

Lien politique : De notre côté, nous concevons le concept de lien politique comme désignant, la (ou les) façon(s) par laquelle (lesquelles) une (ou plusieurs) personne(s) – ou institution(s) ou organisation(s) – entre(nt) en relation autour d’un enjeu qui interpelle une ou plusieurs composantes de l’État (le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif ou le pouvoir judiciaire) ou (et) qui porte sur un aspect de la vie politique (la lutte pour la conquête ou (et) l’exercice du pouvoir ou encore la contestation d’une norme édictée par un des pouvoirs de l’État).

Mouvement ouvrier : L’ensemble des luttes de résistance des ouvriers et des organisations ouvrières.

Mouvement social : Actions collectives ayant pour but de remettre en question certains éléments structurants des rapports sociaux d’une société à un certain stade historique.

Ouvrier-ouvrière : personne qui exécute un travail manuel ou mécanique moyennant un salaire. L’ouvrier-ère effectue un travail libre en ce sens qu’il n’est pas propriétaire de ses moyens de production et il n’a aucun lien fixe et permanent avec son employeur.

Politique : La politique : la lutte pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Le politique : le lieu de l’exercice du pouvoir. Une politique : ligne de conduite.

Secteur primaire : comprends les pêches, l’agriculture, et l’industrie extractive des mines.

Secteur secondaire : transformation des matières premières (industries manufacturières et entreprises oeuvrant dans le secteur de la construction).

Secteur tertiaire : produit des services complémentaires aux deux premiers secteurs ainsi que des emplois des services publics.

Secteur quaternaire : les emplois associés à l’informatique, à l’économie du savoir et au capital cognitif.

Société industrielle : Là où les emplois du secteur secondaire (industries de transformation, bâtiments et travaux publics) deviennent majoritaires.

Société post-industrielle : Là où les emplois du secteur tertiaire (le secteur des services, commerce et transport) deviennent majoritaires.

Syndicalisme : action collective dans la sphère du travail et les organisations qui se donnent pour objectif la défense des personnes ayant un intérêt professionnel commun

Travail : activité humaine visant à produire quelque chose. Autrement dit, intervention de quelqu’unE sur quelque chose, dans le cadre d’une activité rémunérée ou non. Le travail est donc antérieur au machinisme qui accompagne la révolution industrielle.

[1] Le Capitaine, Catherine et Mélanie Dufour-Poirier. 2015. « L’action collective des travailleurs et l’évolution du syndicalisme ». ln Bilodeau, P.-L. et M. D’Amour. Fondements des relations industrielles. Montréal : Chenelière éducation, p. 79-107

[2] Lévesque, C., G. Murray et S. Le Queux (2005). « Union Disaffection and Social Identity : Democraty as a Source of Union Revitalization », Work and occupations, vol. 32, n° 4, p. 400-422.

[3] Le Capitaine et Dufour-Poirier, 2015, p. 80-81.

[4] À ce sujet, nous vous recommandons fortement la lecture de l’ouvrage intitulé Histoire du syndicalisme dans le monde : Des origines à nous jours. (Sous la direction de Jean Sanges. 1994. Toulouse : Éditions Privat, 575 p.).

[5] Hostilité toujours palpable, même au XXIe siècle, chez certains grands employeurs comme Wal Mart et Mc Donald. Ces deux entreprises affichent et pratiquent ouvertement un anti-syndicalisme primaire que même les tribunaux ne parviennent pas à contrer.

[6] La Confédération des travailleurs catholiques du Canada sera fondée à Hull en 1921.

[7] Camfield, David (2014). La crise du syndicalisme au Canada et au Québec. Réinventer le mouvement. Ville Mont-Royal : M éditeur, p. 72-92.

Zone contenant les pièces jointes

Yvan Perrier

Yvan Perrier est professeur de science politique depuis 1979. Il détient une maîtrise en science politique de l’Université Laval (Québec), un diplôme d’études approfondies (DEA) en sociologie politique de l’École des hautes études en sciences sociales (Paris) et un doctorat (Ph. D.) en science politique de l’Université du Québec à Montréal. Il est professeur au département des Sciences sociales du Cégep du Vieux Montréal (depuis 1990). Il a été chargé de cours en Relations industrielles à l’Université du Québec en Outaouais (de 2008 à 2016). Il a également été chercheur-associé au Centre de recherche en droit public à l’Université de Montréal.
Il est l’auteur de textes portant sur les sujets suivants : la question des jeunes ; la méthodologie du travail intellectuel et les méthodes de recherche en sciences sociales ; les Codes d’éthique dans les établissements de santé et de services sociaux ; la laïcité et la constitution canadienne ; les rapports collectifs de travail dans les secteurs public et parapublic au Québec ; l’État ; l’effectivité du droit et l’État de droit ; la constitutionnalisation de la liberté d’association ; l’historiographie ; la société moderne et finalement les arts (les arts visuels, le cinéma et la littérature).
Vous pouvez m’écrire à l’adresse suivante : yvan_perrier@hotmail.com

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