Édition du 13 octobre 2020

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Québec

Pas de développement minier sur les terres des Algonquins du Lac Barrière

Appuyez le Camp de résistance !

Les Algonquins du Lac Barrière ont aménagé un camp de protection de leur territoire, où le forage d’échantillons pourrait débuter à n’importe quel moment. Ce forage exigerait la construction de chemins d’accès et de déboisement de même que de sites de dépôts des débris de forage et d’eaux usées.

Les concessions minières couvrent plus de 100 km carrés de la base territoriale du Lac Barrière, laquelle comprend la réserve faunique La Vérendrie. Les lacs, milieux humides et cours d’eau abondent dans cette superficie visée par le forage qui représente un important lieu de chasse et de pêche pour les familles du Lac Barrière.

Les concessions minières ont été délivrées sous le système de « freemining » sans égard au consentement des Algonquins du Lac Barrière. Alors que plusieurs compagnies détiennent des concessions minières sur leur territoire, c’est la compagnie junior Copper One qui en détient le plus grand nombre et qui entend débuter les travaux d’exploration au courant de l’automne et de l’hiver prochain. Ce développement arrive après que les concessions des compagnies aient été suspendues par Québec, suite à l’opposition du Lac Barrière au développement minier sur son territoire. Ni Québec, ni la compagnie n’a signifié la notification de changement dans le statut de leurs concessions.

Cette proposition de projet minier perpétue la relation coloniale où le Canada, le Québec et les entreprises privées collaborent afin de déposséder les peuples autochtones de leur territoire, moyens de subsistance ainsi que de leur culture. Selon les termes de l’Ancient Michel Thusky, le projet minier Copper One’s est une tentative « d’enfouir notre identité culturelle vivante sous les débris des résidus miniers. » En s’opposant aux minières, le Lac Barriere réaffirme l’importance pour le peuple Algonquin de la protection de la terre et des futures générations.

Les Algonquins du Lac Barrière se sont constamment opposés aux activités minières sur leur milieu de vie qui représente en même temps leur territoire ancestral. Ils ont fait valoir leurs droits et leur juridiction dans l’esprit de la co-exictance enchassée dans l’entente Trilatérale de 1991, l’entente bilatérale de 1998 et les propositions subséquentes de contrôle paritaire avec les gouvernements fédéral et provincial qui ont été largement ignorés, ce qui par conséquent maintient nos terres « ouvertes aux entreprises » et au développement non durable. Malgré l’opposition continue du Lac Barrière, Copper One a recueilli 2,4 millions de dollars en août 2016 pour son travail d’exploration.

« Nous prendrons toutes les mesures pacifiques nécessaires popur protéger nos cours d’eau, nos terres ainsi que la faune » a indiqué le Conseiller Norman Matchewan.

À la demande de la communauté, Solidarité Lac Barrière entreprend un campagne de collecte de fonds afin de couvrir les dépenses encourues par le camp de protection du territoire, de même qu’en prévision des dépenses légales qui pourraient être nécessaires afin d’arrêter l’exploration minière et les activités sur notre territoire.

S’il vous plait donnez généreusement à https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=JU3W8CQVB5Y2A et partagez cet appel le plus largement possible. Tous les fonds recueillis iront directement aus Algonquins du Lac Barrière, afin de soutenir leurs efforts pour protéger leur territoire.

Traduction André Frappier

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