Déficit de responsabilité : ce budget oublie encore les jeunes vulnérables - Regroupement des Auberges du cœur du Québec
MONTRÉAL, le 19 mars 2026 – Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ) constate, une fois de plus, l’indifférence du gouvernement envers les jeunes en difficulté. Ce budget 2026-2027 ne contient aucune annonce structurante pour soutenir spécifiquement les jeunes vivant des difficultés. Zéro.
L’instabilité politique que traverse le Québec en ce moment ne saurait justifier l’abandon de notre jeunesse la plus vulnérable. Ne pas avoir de premier ministre permanent ne devrait pas pénaliser des jeunes qui, elles et eux, n’ont pas le luxe d’attendre.
Une somme ponctuelle et un oubli de taille
Le gouvernement annonce 24,8 M$ afin d’assurer la continuité des services en matière d’itinérance, uniquement pour cette année, puisque le financement fédéral du Plan de réponse communautaire aux campements (PRCC) prend fin le 31 mars 2026. Les Auberges du cœur ne peuvent pas planifier l’avenir de leurs services sur du financement ponctuel et des enveloppes à durée limitée. Ce manque de prévisibilité n’est pas un oubli : c’est un choix politique.
Les 89,9M$ annoncés pour aider les personnes en situation d’itinérance n’ont aucune véritable portée structurante. Pire encore, cette enveloppe passe complètement à côté de l’essentiel : la prévention de l’itinérance jeunesse.
« La prévention de l’itinérance jeunesse est l’une des principales clés de solution aux enjeux d’itinérance vécus partout au Québec. Intervenir tôt, c’est éviter qu’un jeune bascule dans la rue. C’est moins coûteux, plus humain et plus efficace. Ce gouvernement choisit pourtant de financer la gestion de crise plutôt que d’investir en amont. », mentionne Véronique Girard, présidente du conseil d’administration du RACQ et directrice générale de l’Auberge du cœur SQUAT Basse-Ville.
33 M$ : le manque à gagner qui s’accumule
Le RACQ le répète inlassablement : le manque à gagner pour les Auberges du cœur s’élève à 33 M$. Pendant ce temps, le budget de la Santé et des Services sociaux a augmenté à un taux annuel moyen de 6,8 % au cours des sept dernières années. Les Auberges, elles, doivent se contenter d’indexations mineures et de rehaussements bien en deçà de ce seuil. Comment le gouvernement peut-il justifier un tel écart quand nos ressources accueillent des jeunes parmi les plus vulnérabilisé·e·s de la société ?
Un gouvernement à deux vitesses
« La preuve est faite : il est possible de planifier, de s’engager sur plusieurs années et d’allouer des ressources significatives à des organismes d’hébergement communautaire. La CAQ l’a fait pour d’autres. Son refus de le faire pour les Auberges du cœur révèle un choix délibéré d’abandonner les jeunes en difficulté à leur sort.
Ce budget confirme une gestion à courte vue qui sacrifie l’avenir de notre jeunesse sur l’autel de la rigueur comptable. Plus que jamais, les Auberges du cœur sont essentielles. Plus que jamais, elles manquent des ressources nécessaires pour répondre à la demande. Et plus que jamais, ce gouvernement porte la responsabilité des jeunes qu’elles devront refuser faute de place et de financement. », affirme Marc-André Bélanger, directeur général du RACQ.
Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec
Le Regroupement des Auberges du coeur du Québec est le trait d’union de 32 membres qui opèrent 34 maisons d’hébergement communautaires pour jeunes vivant des difficultés ou en situation d’itinérance dans 10 régions du Québec. Elles doivent refuser plus de 6 000 demandes d’hébergement, généralement faute de place. Les Auberges du coeur hébergent et soutiennent chaque année plus de 4 500 jeunes âgé·e·s entre 12 et 35 ans. Au total, l’ensemble des Auberges du coeur offre plus de 780 places (416 en maison d’hébergement et 364 autres places en appartements supervisés ou logements sociaux). C’est aussi près de 500 travailleur·euse·s et 450 bénévoles qui gravitent autour de ces jeunes. Ces chiffres ne reflètent qu’une partie des besoins des jeunes pour le type d’hébergement et de soutien que nous offrons considérant les territoires où de telles ressources sont inexistantes.
Pour en savoir plus, visitez www.aubergesducoeur.org [1]
La Coalition Jeunes+ appelle le gouvernement à faire de la prévention de l’itinérance jeunesse une véritable priorité - Coalition Jeunes+
Québec, le 19 mars 2026 - À la suite du dépôt du budget 2026-2027 par le ministre des Finances du Québec, la Coalition Jeunes+ rappelle que la lutte contre l’itinérance doit passer par une stratégie ambitieuse de prévention, particulièrement auprès des jeunes.
La Coalition salue les mesures annoncées par le gouvernement en matière d’habitation, notamment les aides visant à éviter les expulsions de personnes vulnérables de leur logement. Elle souligne aussi l’annonce d’automatisation de la production de la déclaration de revenus du Québec.
Si ces investissements témoignent d’une volonté d’agir face à la crise actuelle de l’itinérance, la Coalition souligne que seule une approche structurée de prévention permettra de s’attaquer durablement aux causes du phénomène. Plusieurs solutions concrètes existent pour s’attaquer à l’enjeu en amont des problématiques, et ainsi éviter que des jeunes se retrouvent en situation d’itinérance.
« Nous saluons les gestes posés par le gouvernement pour répondre à la crise actuelle. Mais pour réellement mettre fin à l’itinérance, il faut agir bien en amont des crises, sur certains parcours de vie qui occasionneront potentiellement un cumul de vulnérabilités qui, à son tour, peut mener à l’itinérance. Investir en prévention n’est évidemment pas une dépense. C’est un investissement dans l’avenir du Québec et dans le potentiel de milliers de jeunes », affirme Johanne Cooper, chargée de projet au développement de partenariats et relations gouvernementales de la Coalition Jeunes+.
Une crise qui touche particulièrement les jeunes
La Coalition rappelle que l’itinérance au Québec connaît une progression préoccupante. Entre 2018 et 2022, le nombre de personnes en situation d’itinérance a augmenté de 44 %. Les jeunes sont particulièrement vulnérables :
* 44 % des personnes en situation d’itinérance au Canada ont vécu cette réalité avant l’âge de 25 ans
* 1 jeune sur 3 quittant la protection de la jeunesse se retrouve en situation d’itinérance dans les trois années suivantes
* 45 % des jeunes en situation d’itinérance interrogés avaient déjà séjourné en famille d’accueil ou en foyer de groupe
Chaque personne en situation d’itinérance représente par ailleurs un coût estimé à plus de 70 000 $ par année pour l’État, notamment en santé, en services sociaux et en sécurité publique.
Prévenir plutôt que gérer la crise
Pour la Coalition Jeunes+, la prévention demeure l’approche la plus efficace, tant sur le plan humain que financier.
« Tant que l’on se contentera de répondre à l’urgence sans s’attaquer aux causes profondes, il sera impossible de mettre fin à cette crise. Dans un contexte de finances publiques serrées, chaque dollar investi pour éviter qu’un jeune se retrouve à la rue permet d’épargner des coûts importants pour l’État et surtout d’éviter des parcours de vie marqués par l’exclusion. Ce dont les jeunes ont besoin, ce sont des mesures structurantes qui agissent en amont, comme facteurs de protection concrets : un soutien réel à la sortie de la protection de la jeunesse, des revenus décents, des logements accessibles et des services adaptés à leur réalité », affirme Johanne Cooper
Trois mesures concrètes pour prévenir l’itinérance jeunesse
Afin d’agir en amont et de réduire durablement l’itinérance chez les jeunes, la Coalition Jeunes+ invite le gouvernement du Québec à mettre en place trois mesures prioritaires.
– Offrir un soutien financier direct à la sortie de la protection de la jeunesse.
La Coalition recommande d’accorder systématiquement un soutien financier aux jeunes quittant la protection de la jeunesse afin de leur permettre de répondre à leurs besoins essentiels et d’amorcer leur transition vers l’autonomie.
– Bonifier les prestations d’aide sociale pour atteindre le seuil de la mesure du panier de consommation (MPC) et simplifier la bureaucratie pour y avoir accès.
Les prestations devraient atteindre au minimum 26 155 $, afin de permettre aux jeunes concernés de couvrir leurs besoins essentiels et d’éviter des situations de précarité menant à l’itinérance.
– Mettre en place un programme de microcrédits pour prévenir les ruptures résidentielles chez les jeunes. La Coalition propose la création d’un programme de microcrédits adaptés aux jeunes et gérés par des organismes communautaires, afin de prévenir les évictions et les ruptures de logement.
La Coalition rappelle également l’importance de lancer un chantier gouvernemental visant l’élaboration d’une stratégie intersectorielle de prévention de l’itinérance jeunesse, mobilisant l’ensemble des secteurs concernés, dont la santé, l’éducation, la justice et le milieu communautaire.
Lutte à l’itinérance : Un budget provincial qui rate sa cible - Réseau Solidarité Itinérance du Québec
Québec, le 19 mars 2026 – Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) accueille avec inquiétude le budget déposé hier par Eric Girard qui a qualifié celui-ci de « budget responsable ». Il apparaît que celui-ci sera surtout responsable de nombreux maux de tête pour les organismes œuvrant auprès des plus démunis. En pelletant vers l’avant le financement et la mise en œuvre de mesures attendues et nécessaires, la CAQ entretient une situation critique qui perdurera au-delà de la nomination d’un nouveau gouvernement à l’automne. Le secteur communautaire ne peut mettre en place des solutions à long terme sans financement adéquat et prévisible alors que les municipalités témoignent de l’urgence de la situation. Cette dynamique doit changer !
Un financement provincial improvisé
Parmi les mesures annoncées, un montant de 90 M$ sur cinq ans pour aider les personnes en situation d’itinérance. La bonne nouvelle : un peu moins de 25 M$ viendra compenser le retrait cette année par le fédéral du Plan de réponse communautaire aux campements (PRCC), une situation que le RSIQ avait vivement dénoncée à l’automne. Le budget prévoit aussi des fonds pour pouvoir offrir 1 000 aides au loyer d’urgence à des personnes qui risquent de se retrouver à la rue, une mesure à court terme, et la construction de 1 000 logements « abordables » pour tout le Québec. Il en faudrait au moins 10 fois plus chaque année… idéalement social !
Il faut savoir que la plupart des organismes œuvrant en itinérance sont financés par un plan d’action interministériel en itinérance (PAII) qui fonctionne par projets, a été réfléchi en 2021 et a été reconduit jusqu’en 2026 sans s’adapter à une réalité qui a évoluée depuis. « Il est grand temps d’assurer un financement pérenne et accru à la mission des organismes communautaires : la situation se dégrade et une augmentation du financement serait nécessaire pour répondre aux besoins déjà identifiés. Une bonification annuelle du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) de 20 M$ est annoncée au budget, mais elle représente environ 1 % des besoins identifiés par le secteur communautaire. Nous sommes loin du compte ! », explique Eric Edström, chargés des affaires médiatiques au RSIQ.
Des choix sans ambition
Rien dans ce budget pour s’attaquer aux causes structurelles de l’itinérance, mieux soutenir l’intervention ou lutter contre la pauvreté ; silence sur des moyens pour favoriser le droit à un revenu décent ou renforcer l’encadrement du marché locatif privé, alors que la principale cause d’itinérance demeure l’éviction ; absence de solidarité pour étendre l’accès et adapter les services afin de mieux répondre aux besoins des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Le financement des efforts de sensibilisation de la population afin de favoriser l’inclusion des personnes en situation d’itinérance et le respect de leurs droits a aussi disparu. Le RSIQ poursuivra son analyse plus approfondie du budget aujourd’hui et demeurera disponible pour des entrevues.
Le RSIQ rappelle également que c’est en continuant d’empêcher les personnes de se retrouver à la rue et en soutenant adéquatement les organismes communautaires qui préviennent l’itinérance et interviennent auprès des personnes marginalisées que nous pourrons prévenir et réduire significativement l’itinérance au Québec.
Budget provincial : les coupures au MRIF compromettent-elles l’avenir de la solidarité internationale du Québec ? - Association québécoise des organismes de coopération internationale
Montréal, le 19 mars 2026. L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) exprime de vives préoccupations face aux coupures de 6 millions de dollars annoncées pour les Relations internationales et la Francophonie (MRIF) dans le budget provincial déposé le 18 mars. Ces compressions risquent d’affaiblir l’ensemble de l’architecture québécoise de solidarité internationale, déjà fragilisée par les récentes coupures faites au programme Québec sans frontières qui soutient notamment le travail des organismes de coopération internationale avec leurs partenaires internationaux et l’engagement de jeunes Québécois et Québécoises dans leurs projets.
Une tendance alarmante sur cinq ans
Cette réduction marque la cinquième année consécutive de coupures budgétaires au MRIF. Au cours de cette période, le budget consacré aux Relations internationales et à la Francophonie a diminué de 22,5 % alors que le budget total du Québec, lui, a augmenté de 16,5 %. Cette tendance préoccupante compromet la capacité du Québec à maintenir ses engagements internationaux et à honorer ses partenariats de longue date. Elle fragilise également la crédibilité du Québec comme acteur de solidarité internationale.
« Réduire le financement du MRIF risque de mettre en péril des partenariats de longue durée avec des communautés et organisations du Sud global, a déclaré Michèle Asselin, directrice générale de l’AQOCI. Ces compressions affaiblissent la capacité du Québec à agir de manière cohérente et crédible sur les enjeux globaux, notamment en matière de droits humains, d’égalité des genres et de justice climatique. »
L’AQOCI rappelle que plus de 70 organismes québécois œuvrent dans 91 pays en collaboration avec 1300 partenaires. En réduisant les moyens du MRIF, le Québec compromet non seulement sa capacité à former une relève engagée en solidarité internationale, mais également son rayonnement international et sa crédibilité sur la scène mondiale. Ces coupures pourraient également réduire les efforts d’éducation à la citoyenneté mondiale au Québec, essentiels pour renforcer la cohésion sociale et la compréhension des enjeux globaux.
« Pour préserver l’intégrité de nos engagements internationaux, il est impératif que le MRIF conserve une enveloppe budgétaire qui lui permettra de respecter intégralement les ententes convenues dans le cadre du programme Québec sans frontières, a ajouté Michèle Asselin. La prévisibilité et la stabilité du financement sont essentielles pour maintenir des programmes structurants qui contribuent au rayonnement international du Québec. »
Budget du Québec : Des choix budgétaires qui compromettent le milieu communautaire - Coalition des Tables Régionales d’Organismes Communautaires
Québec, 19 mars 2026 - La Coalition des Tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) dénonce avec vigueur un budget largement insuffisant qui ignore les besoins criants des organismes communautaires autonomes et met en péril leur capacité à répondre aux réalités de la population.
Alors que la CTROC et ses membres ont documenté des besoins financiers de 911 millions de dollars, basés sur le montant total demandé par les organismes en 2025-2026 et adopté par leurs conseils d’administration dans le cadre du PSOC, le gouvernement n’annonce qu’un maigre investissement supplémentaire. La somme de 20 millions au financement à la mission au PSOC force ainsi des milliers d’organismes à se partager des sommes dérisoires. Cette réponse est non seulement insuffisante, elle est profondément déconnectée de la réalité terrain.
Des conditions de travail intenables et un rattrapage historique ignoré
Depuis des années, les organismes communautaires subissent une détérioration marquée de leurs conditions de travail : salaires non compétitifs, surcharge chronique, épuisement des équipes et difficulté à retenir le personnel témoignent d’un sous-financement structurel qui fragilise directement celles et ceux qui soutiennent les populations vulnérables.
Déjà à bout de souffle, les équipes sont trop peu nombreuses pour faire face à des besoins qui ne cessent d’augmenter. À cette pression s’ajoute une précarité persistante : dans plusieurs organismes, l’accès à des assurances collectives ou à un régime de retraite demeure inexistant. Forcés d’en faire toujours plus avec des ressources limitées, les organismes s’enfoncent dans un cercle vicieux où la surcharge, l’instabilité et le manque de reconnaissance nuisent à l’attractivité et à la rétention du personnel. Le milieu communautaire s’appauvrit, alors que son rôle n’a jamais été aussi essentiel.
« On ne peut pas continuer à financer des missions essentielles avec des réponses permanentes largement insuffisantes. Ce que l’on demande n’est pas un luxe : c’est la capacité minimale de remplir notre mission dans la dignité », affirme Daniel Cayley-Daoust, président de la CTROC.
Vers un détournement des responsabilités publiques
Dans un contexte où le réseau public de la santé et des services sociaux est lui-même fragilisé, la pression sur les organismes communautaires s’intensifie. De plus en plus, ceux-ci sont appelés à compenser les manques du réseau public, sans les ressources nécessaires et au risque de compromettre leur autonomie.
La CTROC rappelle que le financement à la mission est le principal rempart contre ce glissement dangereux. Sans celui-ci, les organismes risquent d’être instrumentalisés pour pallier les défaillances de l’État, au détriment de leur mission et des personnes qu’ils accompagnent. « En refusant d’investir adéquatement, le gouvernement fait un choix clair : celui de laisser la pression retomber sur les organismes et ultimement sur les communautés », déplore M. Cayley-Daoust.
Le communautaire refuse de se taire
Ce budget survient à un moment critique. Partout au Québec, les besoins de base ne sont plus comblés pour une part grandissante de la population et la pression sur les organismes s’accentue. Face à ce mépris répété, le mouvement Communautaire à boutte annonce une vague de grève historique du 23 mars au 2 avril prochain. Des milliers d’organismes à travers le Québec se mobiliseront pour dénoncer un financement inadéquat, revendiquer des conditions de travail décentes et exiger un véritable respect de leur autonomie.
La CTROC réaffirme son appui entier à cette mobilisation et sera en grève afin de faire entendre les voix du milieu communautaire qui refusent de se taire.
Investir dans le communautaire, c’est investir dans la dignité et la justice sociale. À défaut de le faire, c’est l’ensemble du filet social québécois qui continue de s’effriter.
Alors que la pression monte, le gouvernement n’offre aux OCASSS que 6 500$ - Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles
La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB) [1] et ses membres expriment leur vive déception face à l’insuffisance du rehaussement destiné aux organismes communautaires autonomes du domaine de la santé et des services sociaux (OCASSS). En effet, le budget 2026-2027 ne prévoit que 20 millions $ pour l’enveloppe annuelle du PSOC pour la mission globale [2] soutenant plus de 3000 organismes qui rejoignent près du tiers de la population du Québec. 20M$ représentent à peine 1% du montant de 1,7G$ revendiqué [3] par la campagne CA$$$H (Communautaire autonome en santé et services sociaux – Haussez le financement) [4]. À ce rythme, il faudrait 85 budgets pour atteindre l’objectif fixé par le milieu.
Dans le contexte où l’enveloppe actuelle est de 955M$, n’y ajouter que 20M$ ne fait pas de différence dans le quotidien des groupes, puisque cela n’équivaut qu’à un rehaussement moyen d’environ 6 500$ par organisme pour la prochaine année.
Un budget si décevant est d’autant plus insultant qu’il est annoncé alors que plus de 1 300 groupes s’apprêtent à débrayer à partir de la semaine prochaine, à l’appel du mouvement Le Communautaire à boutte [5]. Pour des groupes communautaires, recourir à la grève n’est pas anodin ; cela démontre qu’ils sont à bout de patience.
« La CAQ a beau se vanter d’avoir fait mieux que le gouvernement précédent, les montants accordés pendant ses mandats n’ont jamais dépassé 40M$ (2019-2020) en plus d’être en dents de scie [6], descendant même jusqu’à 9M$ (2024-2025). Sachant que près de 3 millions de personnes fréquentent annuellement les OCASSS et y trouvent des lieux d’association, d’accompagnement et de soutien Par-Pour-Avec, c’est carrément indécent de si mal soutenir des groupes », s’indigne Stéphanie Vallée, présidente de la Table.
Les demandes de soutien augmentent de manière exponentielle et la CAQ n’a pas agi suffisamment pour permettre aux groupes d’y répondre. Elle a laissé les conditions de travail se dégrader en n’augmentant pas significativement les subventions du PSOC. « En 2026, le salaire horaire moyen dans les groupes communautaires est aussi bas que 25$/heure. L’amélioration des conditions de travail est essentielle pour mettre fin à de perpétuels processus de recrutement et de formation de personnel. Les subventions pour la mission sont les seules permettant aux groupes de le faire. Sans elles, la population n’a pas accès au soutien auquel elle est en droit de s’attendre de la part des ressources qu’elle se donne » précise Karine Robinette, du comité de coordination de la campagne CA$$$H.
Non seulement les sommes pour la mission globale ne répondent pas aux attentes des communautés [7], mais l’indexation qui devrait assurer le maintien de la valeur des subventions n’est pas au rendez-vous. Le Budget démontre que le ministre des Finances a refusé, cette année encore, d’appliquer la méthode proposée par la Table et relayée par plus de 50 mémoires prébudgétaires. Cette proposition vise à baser l’indexation annuelle sur l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) [8], lequel équivaut à un taux de 4% pour 2026. À défaut, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) n’indexera que de 2,1% les subventions du PSOC ; conséquemment, les OCASSS continueront de s’appauvrir.
En plus de mener la campagne _CA$$$H_, la Table répond à l’appel lancé par Le communautaire à boutte et débrayera du 23 mars au 2 avril prochains. Elle sera également présente aux côtés des groupes qui convergeront vers l’Assemblée nationale le 2 avril pour exprimer publiquement leurs revendications. « L’indignation face au budget d’aujourd’hui donne aux OCASSS des raisons supplémentaires de participer à des actions fortes, en plus d’alimenter leur motivation à porter des revendications audacieuses », conclue Mercédez Roberge, coordonnatrice de la Table.
La transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression. À l’approche des élections, la Table entend multiplier les occasions de faire entendre les revendications des OCASSS, afin que le prochain gouvernement y réponde adéquatement.
Un budget indécent qui met des vies en danger - L’R des centres de femmes du Québec
Jeudi 19 mars 2026 — L’R des centres de femmes dénonce un budget largement insuffisant face à l’urgence des violences faites aux femmes. Alors que les féminicides continuent de se produire à un rythme alarmant au Québec, le gouvernement de la CAQ ne prévoit aucun investissement significatif pour soutenir les organismes qui agissent pourtant en première ligne.
« Investir dans l’hébergement est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant. Prévenir les féminicides, ça commence bien avant la crise, et ça, ce sont les centres de femmes qui le font », explique Stéphanie Vallée, de L’R.
Le maigre rehaussement de 20 millions de dollars à la mission globale des OCASSS, soit environ 6 500 $ par organisme, est dérisoire et très loin des besoins réels. À titre comparatif, les centres de femmes membres de L’R auraient besoin d’un rehaussement d’environ 42 millions de dollars pour consolider leurs équipes et répondre adéquatement à leur mission. Pendant ce temps, ces organismes essentiels, qui jouent un rôle clé en prévention, en accompagnement et en intervention en matière de violences faites aux femmes, demeurent largement invisibilisés dans les mesures budgétaires.
« La prochaine victime de féminicide est encore vivante. Qu’attend le gouvernement pour nous donner les moyens de sauver des vies ? », affirme Josée Larouche, membre du comité de coordination de L’R.
Les centres de femmes sont des espaces clés pour briser l’isolement, soutenir les femmes et agir en amont des situations de violence. Avec un financement adéquat, ils pourraient en faire beaucoup plus pour prévenir l’irréparable.
Dans un contexte où le gouvernement prévoit des centaines de millions de dollars pour faire face aux « imprévus », il est inacceptable que les besoins connus et urgents du communautaire autonome soient ignorés. Investir dans les centres de femmes, c’est investir dans la santé, la sécurité et la vie des femmes.
1000 nouveaux logements abordables prévus dans le budget Girard : trop peu pour faire face à la crise de l’inabordabilité, selon le FRAPRU - Front d’action populaire en réaménagement urbain
QUÉBEC, le 19 mars 2026 - Alors que la crise de l’inabordabilité du logement continue à prendre de l’ampleur, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) est déçu de l’insuffisance des moyens prévus par le Budget Girard pour permettre aux locataires du Québec d’en sortir durablement. Le FRAPRU espérait y trouver enfin un peu de garanties pour le développement du logement social. Or, l’organisme déplore que tout ce que prévoit le budget 2025-2026 soit le financement de 1000 logements « abordables » pour tout le Québec, alors qu’il demandait le financement de 10 000 logements sociaux.
« Il est clair qu’avec 209 millions $ sur 3 ans pour la construction de nouveaux logements abordables et 90 millions $ pour prévenir l’itinérance et aider les personnes en situation d’itinérance sur un budget de dépenses de 134 milliards $, les crises sociales que sont celles du logement cher et de l’itinérance ne sont pas des priorités du gouvernement, même si le budget affirme être centré sur les priorités des Québécois », commente Véronique Laflamme.
Mince consolation pour les familles et les personnes mal-logées : le plan budgétaire prévoit que ces 1000 logements soient destinés aux ménages à faible et modeste revenus et principalement réalisés dans le Programme d’Habitation abordable du Québec (PHAQ). Cela laisse espérer qu’il y aura enfin un appel de projets dans le volet généraliste du PHAQ, ce qu’il n’y a pas eu depuis juin 2023. Le FRAPRU presse Québec de lancer sans attendre un appel de projets pour que les milliers de logements sociaux et communautaires en attente de financement puissent avoir une chance d’y déposer. Le regroupement dénonce depuis plusieurs mois le régime à plusieurs vitesses qui s’est installé pour l’accès aux minces fonds publics disponibles pour la création de logements et les pressions sur les organismes pour se plier à une nouvelle ingénierie financière basée sur l’inclusion de logements beaucoup plus chers que les loyers plafonds du PHAQ afin de diminuer la contribution gouvernementale.
Le FRAPRU rappelle que les besoins sont énormes. Selon les données de Statistiques Canada, quelque 187 000 ménages locataires consacrant plus de 30 % de leurs revenus au loyer au Québec ont un revenu inférieur ou égal à 24 000 $ par an. Or, les logements qualifiés d’abordables, même dans le Programme d’habitation abordable Québec, le sont de moins en moins pour ces ménages. Ils se louent autour du loyer médian du marché qui explose. L’organisme rappelle que le PHAQ, mis en place par la CAQ, finance autant de logements privés que des logements sociaux, sans but lucratif. Seul le logement social sous ses différentes formes peut véritablement répondre à la capacité de payer des locataires à faible et modeste revenus, insiste le FRAPRU, qui s’inquiète de l’abandon du logement social par le gouvernement caquiste et de l’absence de cibles claires pour la création de tels logements.
Le FRAPRU espère tout de même que les communautés qui portent des projets de logements sociaux et communautaires partout au Québec pourront rapidement voir leurs projets en développement être financés, notamment sur des terrains réservés à cette fin par des municipalités. En résumé, les 1000 logements abordables annoncés dans le budget pourraient enfin permettre à de nouveaux projets de logements sociaux d’être financés, mais, vu l’ampleur des besoins, il est clair pour le FRAPRU que les fonds seront écoulés très rapidement et que l’attente va perdurer pour plusieurs.
Le FRAPRU espère maintenant que la Société d’habitation du Québec (SHQ) modifiera rapidement le PHAQ afin de s’assurer qu’il réponde réellement et durablement à la capacité de payer des locataires à faible et modeste revenus qu’il vise à aider. Selon le groupe, il est évident que Québec ne devrait pas financer le privé avec des fonds publics déjà insuffisants destinés à la réalisation de nouveaux logements abordables. « Avec aussi peu de financement, on ne peut se permettre de dilapider les fonds publics dans des logements dont l’abordabilité n’est pas pérenne et qui ne contribuent pas à grossir le patrimoine collectif du logement social sans but lucratif pour les générations futures », insiste Véronique Laflamme.
Québec avait largement les moyens de faire plus
Le gouvernement se targue dans le Plan budgétaire d’avoir priorisé l’amélioration des conditions de vie et fourni des efforts importants dans la prévention de l’itinérance depuis 2018. Ce n’est pas l’impression du FRAPRU. Depuis 2018 le loyer moyen a augmenté de plus de 60 % au Québec, beaucoup plus que le revenu des locataires et des quintiles de la population les moins riches. Le FRAPRU s’inquiète que les mesures insuffisantes prévues dans le budget pour développer rapidement des alternatives aux logements privés trop chers, alors que la très grande majorité des logements neufs construits se louant à des prix exorbitants, ne permettent pas d’empêcher l’itinérance d’augmenter.
Alors que le gouvernement québécois s’est privé depuis 2018 de revenus importants avec les baisses d’impôt et la baisse de taxes scolaires et que des mesures fiscales progressives auraient permis de rapporter des milliards supplémentaires aux coffres de l’État, le FRAPRU est convaincu que le ministre des Finances aurait pu faire beaucoup mieux. Il note que les nouvelles mesures mises en place depuis 2018 pour favoriser l’accès à la propriété ont coûté 3 milliards $. « La protection et la mise en œuvre des droits économiques et sociaux, comme celui à un logement décent doit se faire au maximum des ressources disponibles, selon les engagements que le Québec a pris devant la communauté internationale. On peut affirmer que, malgré des investissements ciblés et ponctuels, le Québec faillit à ses obligations », conclut Véronique Laflamme.
Maisons Canada pourrait maintenant changer la donne
Afin d’augmenter les objectifs de développement du logement social dans les prochains mois, le FRAPRU espère que le Québec, qui s’est réjoui de l’entente avec Ottawa le 21 janvier dernier à propos de Maisons Canada, mettra tout en œuvre pour que ce type de logements soit priorisé. On comprend, à la lecture du budget, que le Québec ne recevra pas les sommes du fédéral pour les logements abordables promis par Ottawa, qui les financera directement. La part à laquelle le Québec est en droit de s’attendre des premiers 13 milliards de Maisons Canada s’élèverait normalement à 3 milliards $. Si les fonds étaient concentrés pour soutenir le financement de logements sociaux, ils permettraient à eux seuls de financer plus de 10 000 logements sociaux — un minimum par année selon le FRAPRU — afin que la trop maigre part de 10 % occupée par le logement social sur le parc locatif puisse progresser.
Minces soulagements : quelques mesures ciblées du budget bien reçues
Au rang des rares mesures ciblées accueillies plus favorablement, le FRAPRU souligne :
– Les 185,6 M $ pour le renouvellement des unités de supplément au loyer qui arrivaient à échéance et qui permettent aux locataires à faibles revenus de ne payer que 25 % de leur revenu pour se loger. Sauf pour les cas spécifiques de personnes en situation d’urgence ou de vulnérabilité, le FRAPRU souhaite que ce programme soit modifié pour être réservé aux logements de propriété sociale et collective.
– Les 52,7 M$ pour le financement du déficit d’exploitation de HLM dont l’entente d’exploitation avec le fédéral est terminée et des 235,5 M$ pour leur entretien. À l’instar de la Fédération des locataires de HLM, le FRAPRU souligne que c’est le strict minimum et que les investissements dans le maintien du parc de logements publics devront augmenter dans les prochaines années.
– Les 7,7 M $ pour la poursuite de l’aide aux ménages sans-logis et à la recherche de logement et les 21,4 M$ pour 1000 nouveaux suppléments au loyer d’urgence autour du 1er juillet. Ces sommes, nécessaires pour aider les locataires autour de la période des déménagements, sont inclues dans les 90 M $ prévus pour aider les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir qui dans les faits prévoient comme seule nouvelle mesure 24,8 M$ qui visent à permettre la continuité de services avec les fin de programmes fédéraux qui n’étaient déjà pas suffisants pour répondre aux besoins selon les regroupements d’organismes communautaires impliqués dans la lutte à l’itinérance comme le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).
– Les 30 M$ pour la poursuite du Programme d’adaptation à domicile (PAD), même si ces sommes sont insuffisantes pour répondre à la forte demande de personnes en situation de handicap, trop souvent prisonnières de logements inadaptés.
– Les 20,9 M $ pour assurer le maintien d’un parc accessible au Nunavik, même s’il est connu que les besoins de logement de la population du Nunavik nécessiteraient des investissements plus ambitieux.
– Les 185,6 M $ pour le renouvellement des unités de supplément au loyer qui arrivaient à échéance et qui permettent aux locataires à faibles revenus de ne payer que 25 % de leur revenu pour se loger. Sauf pour les cas spécifiques de personnes en situation d’urgence ou de vulnérabilité, le FRAPRU souhaite que ce programme soit modifié pour être réservé aux logements de propriété sociale et collective.
Budget provincial : la Coalition solidarité santé s’inquiète des impacts du budget provincial - Coalition solidarité santé
QUÉBEC, le 19 mars 2026 - La Coalition solidarité santé, qui regroupe un large éventail d’organisations communautaires autonomes, de défense des droits, syndicales et citoyennes, s’inquiète vivement du budget d’austérité présenté par le gouvernement de la CAQ. Selon la Coalition, ce budget ne permettra pas de stopper l’effritement du système public de santé ni de renforcer adéquatement le secteur communautaire autonome. Il traduit également un manque de volonté d’agir sur les déterminants sociaux de la santé, ce qui risque d’aggraver les crises sociales déjà bien présentes au Québec.
En santé, les investissements annoncés sont nettement insuffisants pour réparer les dommages liés à l’austérité. Une telle approche forcera un nombre croissant de personnes à se tourner vers le privé pour accéder à des soins et services essentiels, souvent à grands frais. Le sous-financement compromet également le virage nécessaire vers un véritable soutien à domicile public et limite la capacité du Québec à faire face au vieillissement de la population.
« La CAQ fait preuve d’un flagrant manque de vision en santé et de services sociaux. Le manque de financement ouvre la voie à une privatisation accrue et à la marchandisation de la maladie. À terme, la population paiera plus cher pour un système moins efficace, comme on l’observe partout où ce modèle a été imposé », affirme Hugo Vaillancourt, président de la Coalition solidarité santé.
La Coalition solidarité santé est également déçue, bien que sans surprise, de l’absence de mesures concernant l’assurance médicaments. Il s’agit pourtant d’une question cruciale pour la population alors que de plus en plus de personnes se privent de médicaments faute de moyens. « Le gouvernement passe à côté d’une occasion de remettre de l’argent dans les poches de la population tout en voyant un retour sur investissement à moyen terme, quand il prévoit lui-même qu’il en aura besoin. », déplore Geneviève Lamarche, coordonnatrice de la Coalition.
Depuis 2018, nous avons sans relâche sensibilisé ce gouvernement à la pertinence d’un régime public et universel d’assurance médicaments. Il s’agit non seulement d’une politique publique favorisant la justice sociale, mais cela permettrait également de générer des économies de plusieurs milliards de dollars par année. Alors que des élections auront lieu en octobre prochain, notre coalition insiste sur la nécessité de revoir la Loi sur l’assurance médicaments dans un contexte où celle-ci aura 30 ans cette année et pour face aux défis actuels.
« La mise en place d’un véritable programme public de soutien à domicile, ainsi qu’une assurance médicaments universelle et gratuite, sont des solutions éprouvées pour améliorer l’efficacité du système et mieux contrôler les coûts. Comment expliquer que le gouvernement refuse toujours d’aller dans cette direction ? », questionne Geneviève Lamarche.
Les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux — pourtant essentiels au filet social québécois — continuent eux aussi de subir les effets du sous-financement. Ce manque de ressources, combiné à l’inaction sur les déterminants sociaux de la santé, comme le logement social ou la lutte contre la pauvreté, fragilise encore davantage le tissu social de la province.
« Le gouvernement actuel agit sans vision pour l’avenir de la société québécoise. On peut se demander pour qui il travaille réellement et quels sont ses véritables objectifs. S’il souhaite créer une société affaiblie, où les personnes sont laissées à elles-mêmes et où le privé profite des maladies, ce budget s’inscrit clairement dans cette voie. Mais si l’ambition est d’offrir un système de santé public fort, un milieu communautaire solide et des conditions favorables à la santé et au bien-être de toute la population, alors ce budget est un échec qui témoigne d’un manque de courage et de vision politique », conclut Hugo Vaillancourt.
Le RIIRS réagit au budget provincial 2026-2027 - Un budget sobre qui laisse les aînés derrière - Regroupement interprofessionnel des intervenantes retraitées des services de santé
QUÉBEC, le 19 mars 2026 - Le Regroupement interprofessionnel des intervenantes retraitées des services de santé (RIIRS) exprime sa profonde inquiétude à la suite du dépôt du budget 2026‑2027 du gouvernement du Québec. Présenté comme un budget « sobre » et axé sur la discipline financière, celui‑ci ne comporte aucune mesure nouvelle significative pour répondre aux besoins croissants des personnes aînées, particulièrement en matière de soutien à domicile, de maintien de l’autonomie et de la hausse du coût de la vie.
Alors que le Québec fait face à un vieillissement accéléré de sa population, le gouvernement maintient un déficit de 8,6 milliards de dollars et concentre ses efforts sur un retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2029‑2030. Un objectif louable, certes, mais qui se fait au détriment des services essentiels aux aînés, dont les besoins augmentent année après année.
Un angle mort persistant : le soutien à domicile
Malgré les constats répétés des experts, des organismes et de la Commissaire à la santé et au bien‑être, le budget 2026‑2027 ne prévoit aucun investissement additionnel majeur pour renforcer ce pilier essentiel du maintien de l’autonomie. Les aînés vivant chez eux — la grande majorité — demeurent confrontés à des services insuffisants, fragmentés et souvent inaccessibles.
« Nous sommes extrêmement préoccupés par l’absence de mesures structurantes pour soutenir les aînés qui souhaitent demeurer à domicile. Le gouvernement reconnaît l’importance du vieillissement de la population, mais ce budget ne reflète pas l’urgence d’agir », déclare Mme Solange Tremblay, présidente du RIIRS.
Des choix budgétaires qui ignorent la réalité des aînés
Le budget met l’accent sur la rigueur et la continuité, mais évite toute mesure ambitieuse pour répondre aux défis pressants :
– aucune bonification du crédit d’impôt pour maintien à domicile ;
– aucune stratégie renforcée pour prévenir la perte d’autonomie ;
– aucune action structurante pour améliorer l’accès au logement adapté ;
– aucune amélioration ciblée pour les CHSLD, malgré les besoins criants en personnel et en qualité de vie.
Pendant ce temps, les familles continuent de porter un fardeau grandissant, et les inégalités s’accentuent pour les personnes qui n’ont ni les moyens financiers ni les réseaux de soutien nécessaires.
Une politique sans financement : un risque de déception
Le RIIRS rappelle qu’il a déposé un mémoire dans le cadre de l’élaboration de la Politique nationale de soutien à domicile, rendue publique en janvier 2026. Bien que cette politique constitue un pas important vers une reconnaissance formelle du maintien de l’autonomie, le budget 2026‑2027 n’alloue pas les ressources nécessaires à sa mise en œuvre réelle.
« Nous avons présenté des recommandations réalistes et essentielles pour assurer un véritable maintien de l’autonomie des aînés vivant à domicile. La Politique nationale de soutien à domicile existe maintenant, mais sans investissements concrets, elle risque de demeurer une déclaration d’intention plutôt qu’un levier de transformation », souligne Mme Tremblay.
Dans un contexte où le vieillissement de la population s’accélère, il est impératif de reconnaître que le maintien de l’autonomie ne peut reposer uniquement sur les individus et leurs familles. Il s’agit d’un enjeu collectif qui exige une vision à long terme et des engagements financiers à la hauteur des besoins. Investir dans des programmes et des services qui soutiennent cette autonomie, c’est bâtir une société inclusive, solidaire et durable.
À quelques mois des élections, le gouvernement choisit la prudence budgétaire plutôt que l’audace sociale. Le RIIRS exhorte le gouvernement à reconnaître la réalité des aînés et la diversité de leurs besoins — des besoins essentiels, urgents et encore trop souvent laissés de côté.
Budget : le SCFP salue l’aide aux médias - Syndicat canadien de la fonction publique
MONTRÉAL, le 19 mars 2026 - Le SCFP-Québec et le Syndicat des employé(e)s de TVA (SCFP 687) accueillent avec soulagement la décision du ministre des Finances d’élargir son aide aux médias pour les stations de radio et de télévision qui produisent des nouvelles. Concrètement, le gouvernement a annoncé un crédit d’impôt de 40 millions de dollars de plus sur cinq ans pour couvrir tout ce qui a trait à la production d’information factuelle (recherchistes, caméramans, monteurs).
« Cette aide est cruciale. Nous sommes contents de voir que les efforts mis conjointement avec l’employeur pour convaincre le gouvernement de la nécessité de ce financement ont enfin porté fruit. Espérons maintenant que cet argent permettra de récupérer et de sauvegarder des emplois de qualité dans nos stations partout au Québec », de dire Carl Beaudoin, président du SCFP 687.
Le SCFP-Québec et son secteur des communications tiennent à remercier les ministres de la Culture et des Communications ainsi que des Finances, sans oublier les représentants de leur cabinet respectif, pour leur écoute. Dans un contexte de fermeture de nombreuses salles de nouvelles et de la montée de la désinformation, cette aide est une rare bonne nouvelle pour la démocratie.
« Avec toutes les compressions subies au cours des dernières années, cette décision a l’effet d’un baume et contribuera à pérenniser la production d’information locale et d’intérêt public par les stations de télévision et de radio pour lesquelles travaillent nos membres. On espère que rapidement cette aide aura une incidence positive sur l’information régionale et qu’on augmentera le nombre de ressources pour la production et la collecte d’information locale », d’ajouter Steve Bargone, conseiller syndical et coordonnateur du secteur des communications du SCFP-Québec.
Maintenant, il est plus qu’urgent que le gouvernement du Canada offre la même aide, comme il le fait déjà pour la presse écrite.
Budget 2026-2027 et enseignement supérieur : une stabilisation qui ne corrige pas le sous-financement chronique des universités - Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université
MONTRÉAL, le 19 mars 2026 - La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) note la hausse de 5,5 % des crédits alloués à l’enseignement universitaire annoncée dans le budget 2026-2027, tout en déplorant l’absence de mesures pour combler le manque à gagner imputable aux récentes décisions gouvernementales. Entre l’adoption du projet de loi 74, plafonnant les admissions internationales, et le sous-financement chronique du réseau, ce gouvernement laisse les universités québécoises dans un état critique.
« Ce budget évite que la situation ne se dégrade davantage, mais il ne corrige en rien le sous-financement structurel de nos universités, identifié par tous les acteurs du milieu (dont la Table des partenaires universitaires et le Bureau de coopération interuniversitaire). On sauve les meubles, mais on laisse la maison brûler », déclare Madeleine Pastinelli, présidente de la FQPPU. « Sur le fond, ce qui est le plus frustrant, c’est que ce gouvernement tente de stabiliser aujourd’hui une situation qu’il a lui-même aggravée par ses décisions des dernières années. Le prochain gouvernement devra s’attaquer au rattrapage si le Québec veut redevenir un phare en matière d’enseignement supérieur. »
Le bilan : une crise provoquée
En moins d’un an, le gouvernement a multiplié les décisions qui fragilisent les universités québécoises. Le projet de loi 74, adopté en décembre 2024, donne à l’État le pouvoir de plafonner les admissions internationales, privant les universités d’une source de revenus essentielle et portant atteinte à leur autonomie.
Le budget 2025-2026 a ensuite gelé le financement des universités. Résultat : un déficit estimé à 47 millions de dollars pour l’ensemble du réseau en 2025-2026, des bâtiments qui se dégradent et des professeur•es de plus en plus en surcharge de travail.
Ces décisions s’ajoutent au sous-financement chronique des universités québécoises.
Investissements reconnus, mais insuffisants
La FQPPU reconnaît la hausse de 3,7 % du budget de l’enseignement supérieur, qui passe de 11,3 G$ à 11,7 G$. Ces mesures visent à préserver les services actuels et à tenir compte de la croissance de la population étudiante. Toutefois, mentionnons de nouveau que ces investissements ne font que stabiliser une situation que le gouvernement a lui-même dégradée.
Un fonds « éventuel » : un aveu d’insuffisance
La création d’un fonds de 100 M$ pour « répondre aux besoins éventuels » des établissements constitue un aveu du fait que le financement de base demeure inadéquat. Cette approche réactive ne permet pas aux universités de planifier adéquatement la mise en œuvre de leurs missions d’enseignement et de recherche.
Un défi de taille pour le prochain gouvernement
Ce budget clôt le mandat d’un gouvernement qui aura d’abord affaibli les universités par des décisions malavisées, avant de tenter de stabiliser une situation de son propre fait. Le prochain gouvernement héritera du même sous-financement du réseau universitaire et des mêmes défis d’attractivité.
« Les universités québécoises sont un levier essentiel de développement économique, social et culturel », conclut Madeleine Pastinelli. « Mais pour ce faire, il faudra plus que des mesures de maintien : il faudra une vision et des investissements à la hauteur de nos ambitions collectives. Et surtout, il faudra cesser de saboter ce que l’on prétend soutenir. »
La FQPPU continuera de plaider pour un financement adéquat, prévisible et essentiellement public des universités, dans l’intérêt de la recherche, de l’enseignement et de la société québécoise.
Budget 2026-2027 : Un budget sans perspective pour la population étudiante - Fédération étudiante collégiale du Québec
QUÉBEC, le 19 mars 2026 - À la suite de la publication du budget 2026-2027 du gouvernement de la CAQ, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) dresse un constat clair : malgré quelques montants intéressants, ce budget manque d’ambition et ne corrige en rien les reculs imposés au réseau collégial au cours des dernières années.
Après lecture, le réseau de l’enseignement supérieur n’a rien à célébrer ni à craindre : le gouvernement choisit le statu quo. Pour un budget préélectoral, les attentes étaient pourtant élevées.
Alors qu’en 2021 le gouvernement lançait le Plan d’action sur la réussite et le Plan d’action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur, ces programmes, pourtant reconnus pour leur efficacité, sont totalement absents du budget 2026‑2027. Par ailleurs, malgré un investissement annoncé pour les Banques alimentaires du Québec, le réseau de l’enseignement supérieur ne devra pas s’attendre à avoir accès à un fonds d’urgence nécessaire pour lutter contre l’insécurité alimentaire sur les campus. Enfin, la rémunération des stages reste, encore une année, la grande absente des priorités budgétaires.
Alors que plusieurs acteurs espéraient que le budget apporte enfin de bonnes nouvelles pour l’enseignement supérieur, la FECQ déplore que les compressions de 151 M$ imposées aux cégeps n’aient toujours pas été annulées. Les établissements devront continuer d’en absorber les conséquences, tout en composant avec un gel de recrutement qui fragilise les services étudiants.
Sur le plan des infrastructures, le constat demeure tout aussi décevant. Le gouvernement investit le strict minimum pour pouvoir affirmer que ses objectifs financiers sont atteints, mais après deux années consécutives sans aucune donnée publique sur l’état du parc immobilier collégial, il est impossible de déterminer si la situation s’est aggravée. Les chiffres qu’avance le gouvernement deviennent ainsi impossibles à interpréter de manière crédible. Sur le terrain, les infrastructures des cégeps continueront de se détériorer, les salles de classe resteront surchargées et les personnes étudiantes continueront à se faire refuser faute de places disponibles.
« Si le gouvernement souhaitait se dégager des allégations d’austérité, il y est parvenu, mais sans offrir de véritable vision. Ce qui aurait pu être un budget audacieux, aligné sur les priorités de la population québécoise, se transforme en exercice fade, sans personnalité, qui se contente de répondre aux critiques plutôt que de bâtir l’avenir. » constate Christopher Zéphyr, président de la FECQ.
Ce budget est le reflet direct des choix budgétaires des dernières années. En refusant de corriger ses propres erreurs, le gouvernement prive encore une fois les personnes étudiantes des conditions nécessaires à leur réussite et laisse l’enseignement supérieur dans un état préoccupant.
Budget du Québec 2026 - Enfin un appui aux médias électroniques - Fédération de la culture et des communications-CSN
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - La Fédération nationale des communications et de la culture-CSN (FNCC-CSN) salue avec beaucoup d’enthousiasme la création du crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.
« C’est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l’information professionnelle en dépend », réagit la présidente de la FNCC-CSN, Annick Charette.
La FNCC-CSN tient aussi à souligner l’annonce de la bonification du programme Aide au fonctionnement pour les institutions muséales, qui souffre de sous-financement chronique, spécifiquement en ce qui concerne les musées en régions éloignées. À cet égard, la reconnaissance de l’incontournable mission du Musée McCord est aussi à signifier.
« Le maintien du financement des activités culturelles à l’école est aussi une excellente nouvelle, car la promotion de la souveraineté culturelle québécoise passe d’abord par la connaissance de celle-ci, et les jeunes publics doivent y être exposés dès le plus jeune âge », ajoute la présidente.
Finalement, la volonté du ministre de la Culture et des Communications concernant la mise en œuvre de certains pans du rapport du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec donne espoir que les choses bougeront à l’égard de cette industrie sous haute tension.
Les membres de la FNCC-CSN qui œuvrent dans les secteurs concernés par ces annonces reconnaissent les efforts faits pour les soutenir. L’avenir et la vitalité de la culture québécoise se dessineront dans la poursuite de ces investissements et dans une vision de l’apport essentiel des travailleurs et travailleuses de la culture et des médias.
Budget 2026-2027 - La colère monte dans le milieu communautaire et la riposte s’organise - Réseau québécois de l’action communautaire autonome
KÉ’BEC/QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) s’indigne du budget austère de la CAQ, qui tourne le dos au filet social, dont les groupes d’action communautaire autonome (ACA) constituent une assise incontournable. Le gouvernement ignore une fois de plus les besoins criants des 4 500 organismes du milieu et ce, malgré l’annonce d’une vague de grève sans précédent qui sera déclenchée la semaine prochaine, à l’initiative du mouvement Communautaire à boutte.
Alors que nous entamons la dernière année du Plan d’action gouvernemental en action communautaire (PAGAC 2022-2027), le RQ-ACA souligne la confirmation, obtenue à sa demande, de l’intention du ministre Girard d’élaborer un prochain plan pour 2027-2032.
On aurait néanmoins espéré un budget qui va plus loin que le maintien des sommes déjà promises. En réalité, Québec n’injectera qu’un maigre 32 millions $ supplémentaires pour les organismes du domaine de la Santé et les services sociaux, dont 12 M$ pour les organismes en violence conjugale. Ces investissements se situent bien en deçà des besoins que nous évaluons à 2.6 G$ pour l’ensemble de l’action communautaire autonome. Aucune annonce quant à une indexation des subventions selon l’indice des coûts de fonctionnement communautaire (ICFC), ce qui nous plongera dans un autre cycle d’appauvrissement.
« Les quelques 50 000 travailleuses et travailleurs d’ACA sont au bout du rouleau, affirme Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA, et ce ne sont pas les quelques miettes dispersées dans certains secteurs qui vont freiner la mobilisation. Nous sommes confronté•e•s à une détresse psychologique, un épuisement généralisé et à des conditions salariales indécentes, avec un écart salarial allant jusqu’à 42 % avec la moyenne québécoise. C’est un enjeu d’équité car ce sont majoritairement les femmes qui sont touchées par cette situation intenable, tant sur le plan des travailleuses que des personnes soutenues », insiste la porte-parole.
Les voyants sont au rouge. À l’heure actuelle, c’est la survie des organismes qui est en jeu car le gouvernement ne contribue, en moyenne, qu’à 17,5% de leur budget de fonctionnement, les forçant à multiplier les projets par ententes de financement non récurrentes pour joindre les deux bouts. Il faudrait minimalement doubler cette contribution, mais le gouvernement refuse d’agir. Le « saupoudrage » doit cesser au profit d’une reconnaissance pleine et entière à la hauteur de leur contribution sociale, économique et démocratique.
« Actuellement, notre travail est invisible et non reconnu. Ça suffit les tapes dans le dos et la langue de bois ! Ça nous prend des engagements sérieux et sans équivoque quant à notre autonomie et notre financement. C’est pourquoi le RQ-ACA soutient le mouvement Le communautaire à boutte et répond présent à l’appel à la grève qui aura lieu du 23 mars au 2 avril prochain », conclut Caroline Toupin.
Budget Québec 2026-2027 : 1,3 M$ de plus pour l’action communautaire autonome en éducation alors que les besoins supplémentaires sont de plus de 46,4 M$ - Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - Le Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) constate que le rehaussement du budget du Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation (PACTE) du ministère de l’Éducation se limite à 1,3 million de dollars, alors que les besoins additionnels se chiffrent à plus de 46,4 millions de dollars.
Pour le seul réseau des groupes d’alphabétisation populaire, composé de 131 organismes, les besoins exprimés se chiffrent à plus de 22,5 millions de dollars supplémentaires.
« Le RGPAQ regrette que les 222 organismes reconnus et financés par le PACTE devront encore patienter avant de pouvoir consolider et développer leur capacité d’action et ainsi répondre aux besoins des populations à qui ils s’adressent. Nous nous attendons au moins à ce que leur subvention à la mission soit indexée, ce qui leur permettra tout juste de maintenir le même niveau d’activités qu’en 2025-2026 », souligne Caroline Meunier, coordonnatrice politique du RGPAQ.
Rappelons que les organismes d’action communautaire autonome reconnus et financés par le ministère de l’Éducation œuvrent dans les domaines de l’alphabétisation populaire, la prévention de l’analphabétisme, la formation continue ou encore la lutte au décrochage et le raccrochage scolaire (écoles de la rue). Ces organismes s’adressent à des populations, dont les besoins éducatifs sont diversifiés et parmi lesquelles on retrouve des personnes qui vivent ou sont à risque d’exclusion sociale et économique. Ils contribuent donc à outiller les personnes les fréquentant afin qu’elles puissent améliorer leurs conditions de vie et exercer en toute autonomie leurs droits et leurs multiples rôles sociaux dans un monde de plus en plus complexe et exigeant.
« Au Québec, 22 % des adultes québécois âgés de 16 à 65 ans, soit plus de 1,2 million de personnes, ont un très faible niveau de littératie et moins de 5 % sont en démarche d’alphabétisation populaire. Les défis sont énormes pour rejoindre ces personnes. Et une fois ces personnes rejointes, l’accompagnement offert par les organismes d’alphabétisation populaire se déploie avec des moyens limités et repose sur de petites équipes à qui l’on ne peut offrir que de modestes conditions de travail », déplore Caroline Meunier.
Le RGPAQ et ses 78 groupes membres constatent encore et toujours que le financement qui leur est octroyé n’est pas à la hauteur de la tâche qui les attend au quotidien. Le RGPAQ estime même qu’il faudrait tripler l’enveloppe du PACTE pour que l’ensemble des organismes réalise pleinement leur mission sociale et éducative. « Si le dernier budget du gouvernement actuel n’est pas à la hauteur de nos attentes, nous espérons que tous les partis aspirant à diriger le Québec comprendront l’urgence d’agir et s’engageront à assurer la consolidation et le développement des organismes d’action communautaire autonome, dont la pertinence de la mission sociale et éducative n’est plus à démontrer », conclut madame Meunier.
Budget provincial 2026 : un manque de vision de la CAQ pour reconstruire un Québec en santé - Fédération de la santé et des services sociaux-CSN
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) accueille avec amertume le budget de la Coalition avenir Québec (CAQ) présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Ce budget, qui se devait de répondre aux crises sociales en cours, de réparer les dégâts causés par l’austérité en santé et de compléter le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance rate la cible, même si le pire semble évité à court terme en santé.
Le Québec fait actuellement face à plusieurs crises sociales. Devant ces nombreux défis, la CAQ n’a pas cru bon prendre ses responsabilités afin de répondre convenablement aux besoins de la population. « Le réseau de la santé et des services sociaux va mal et ne parvient plus à répondre aux besoins grandissants de la population, souligne Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN. Malheureusement, le gouvernement a manqué de courage et n’a pas su s’engager dans des mesures fortes qui auraient permis de se sortir de la crise qui a cours actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. »
Des établissements qui demeureront vétustes
Alors que plusieurs établissements du réseau de la santé et des services sociaux tombent littéralement en ruine, la Fédération s’explique mal le choix du gouvernement de réduire le budget accordé aux infrastructures. « Il y a de quoi s’inquiéter de l’avenir de nos hôpitaux et de leur capacité à continuer de prodiguer des soins et d’offrir des services dans de telles conditions, renchérit Réjean Leclerc. Si le gouvernement avait comme souhait réel d’améliorer le réseau, il aurait fait preuve de courage et aurait choisi de prioriser ces investissements, plutôt que de se limiter aux dépenses minimales qui décroîtront au cours des prochaines années. »
Les dépenses administratives grandissantes de Santé Québec
Avec des effectifs réduits de près de 5% en un an seulement, le personnel administratif paie les frais du régime minceur imposé par Santé Québec. Malgré cette baisse de personnel, cela n’a toutefois pas empêcher les coûts administratifs d’exploser, sans compter les 132M$ de dépenses administratives supplémentaires prévues en 2025-2026. « Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’équilibre comptable presqu’atteint dont se vante Santé Québec, gronde Réjean Leclerc. Ces sommes économisées sont redirigées soit pour nourrir la bureaucratie de Santé Québec elle-même, soit vers des firmes privées externes qui facturent l’État à grands frais, et ce, au détriment des soins et des services offerts à la population et sur le dos du personnel administratif. C’est totalement inacceptable. »
Conversions de places en services éducatifs : un petit pas dans la bonne direction
En amont du dépôt du budget, une conversion de 5 000 places en services éducatifs non subventionnés en places subventionnées avait déjà été annoncé comme mesure afin d’aider les familles face à la hausse du coût de la vie. Malgré cela, ce plus de 30 000 enfants n’auront toujours pas accès à une place en service éducatif sans but lucratif. « Même si nous nous réjouissons de cette nouvelle, notamment pour les parents qui pourront enfin bénéficier de ces places, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup de travail à faire afin de compléter le développement du réseau des services éducatifs sans but lucratif, ajoute Réjean Leclerc. Et au-delà de la conversion des places, il faut toutefois se rappeler que ces services éducatifs recevront des fonds publics qui ne seront pas pleinement réinvestis. Les profits réalisés iront plutôt directement dans les poches des propriétaires, contrairement aux CPE qui réinjectent les sommes dans les services qu’ils offrent. »
Les organismes communautaires, les grands négligés
Notre filet social est hautement fragilisé par la hausse du coût de la vie. Pour maintenir une population en bonne santé globale, il aurait été judicieux de donner aux organismes communautaires les moyens nécessaires qui leur permettrait de continuer de réaliser leur mission d’intervention. « Les organismes communautaires sont des ressources essentielles pour les plus vulnérables de notre société, rappelle Réjean Leclerc. En sous-finançant leurs services et leurs activités, le gouvernement met volontairement un pan de la population à risque de se retrouver dans des situations encore plus précaires. » À cela s’ajoute l’abandon total du développement des logements sociaux par la CAQ avec une maigre annonce de 1000 nouveaux logements dits abordables.
Des sources de revenus supplémentaires volontairement ignorées
Avec son régime fiscal actuel, il n’est actuellement pas possible pour la CAQ de récupérer davantage de sommes qui permettraient une meilleure distribution de la richesse et des mesures de financement adéquates. Pour ce faire, une réforme de la fiscalité était nécessaire. À terme, elle aurait pu engendrer des milliards de revenus. « Le gouvernement est rendu maître dans l’art de se priver soi-même de revenus substantiels, note Réjean Leclerc. Il aurait été possible de générer des nouveaux revenus en faisant autre chose que des compressions budgétaires. La CAQ choisi plutôt de nous condamner collectivement à voir notre société se fragiliser davantage. »
Budget du Québec 2026-2027 - Huit ans de perdus en matière de lutte contre la pauvreté - Collectif pour un Québec sans pauvreté
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - En réaction au budget québécois 2026-2027, le Collectif pour un Québec sans pauvreté dénonce l’inaction gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté. De toute évidence, les différentes crises (itinérance, insécurité alimentaire et logement), qui durent depuis plusieurs années, ne sont pas encore assez graves pour que le gouvernement donne un sérieux coup de barre et qu’il investisse les sommes nécessaires pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté. Ce budget est à l’image des huit dernières années du gouvernement : du temps perdu pour la lutte contre la pauvreté et les inégalités socioéconomiques.
Un budget irresponsable
« Au moment où le ministre des Finances, Eric Girard, fait son discours sur le budget, des centaines de milliers de personnes ne parviennent pas à couvrir leurs besoins de base. Et tout ce que le ministre trouve à leur offrir, c’est un budget "sobre" et "responsable". Les personnes en situation de pauvreté sont les mieux placées pour comprendre ce que signifie "un budget sobre", elles qui doivent se priver de tout, même de l’essentiel. Nous avons donc sous les yeux un budget irresponsable, qui ne fait rien pour améliorer même minimalement les conditions de vie des personnes les plus pauvres de notre société. Nous aurions pu dire la même chose des sept autres budgets présentés par le ministre des Finances », explique M. Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.
« Depuis 2018, le gouvernement n’a mis en place aucune mesure structurante capable de rehausser le niveau de vie des personnes en situation de pauvreté. Le quatrième Plan de lutte contre la pauvreté (juin 2024) contient presque quatre fois moins d’investissements que le plan précédent. La réforme de l’assistance sociale (automne 2024), quant à elle, est financée à même les coupes dans les prestations des familles monoparentales avec un enfant d’âge préscolaire et celles des personnes âgées de 58 ans et plus. C’est un échec sur toute la ligne. »
Des choix fiscaux qui limitent la capacité d’action de l’État
« Avec tout l’argent dont le gouvernement s’est privé au cours des années, il aurait pourtant eu les moyens de faire une différence dans la vie des personnes en situation de pauvreté. Rappelons que les baisses d’impôt accordées en 2024 privent le Trésor public québécois d’au moins 1,8 milliard $ par année. Cette mesure dépouillera les finances publiques de la rondelette somme de 11,1 milliards $ sur 6 ans. Rappelons également que les différentes aides ponctuelles pour faire face à la hausse du coût de la vie pendant les années pandémiques ont représenté une dépense totale frisant les 6,7 milliards $.
« Avec cet argent et d’autres mesures fiscales, le gouvernement aurait pu financer des protections publiques à la hauteur de la mesure du panier de consommation pour tous les ménages québécois. Selon Statistique Canada, il coûterait annuellement 4,7 milliards $ pour garantir la couverture des besoins de base à toutes et tous). »
Des engagements fermes, ça presse !
« Dans les prochains mois, les partis politiques vont présenter aux Québécois∙es leur plateforme en vue des élections générales. Le Collectif les enjoint à prendre des engagements fermes en faveur de la lutte contre la pauvreté et à détailler comment ils comptent financer ces engagements. Il est temps d’agir », de conclure Serge Petitclerc.
Budget 2026 : La réfection de l’HMR n’est (toujours) pas une priorité pour le gouvernement - Coalition HMR
MONTRÉAL, le 18 mars 2026- Pour une deuxième année consécutive, le gouvernement refuse de faire passer le projet de modernisation et d’agrandissement de l’HMR à l’étape suivante, mettant en péril sa réalisation dans sa forme actuelle et le respect de l’échéancier établi. En conservant le projet dans sa phase de planification, le gouvernement se laisse la marge de manœuvre afin de procéder à de nouvelles modifications aux plans, ce qui pourrait entraîner des coûts et des délais additionnels.
Vendredi dernier, lors d’un point de presse, la coalition HMR avait exigé du gouvernement une séquence d’investissements prévisibles et la fin des coupures additionnelles exigées aux projets en planification au Programme québécois d’infrastructures (PQI). Force est de constater que malgré l’urgence du projet et la mobilisation de l’ensemble des acteurs l’Est de Montréal, le gouvernement actuel ne priorise pas, encore une fois, le projet de l’HMR.
« Nous avons l’impression que nous avons perdu un an en planification et en tergiversation pour aboutir au même point : c’est-à-dire un projet toujours au stade de l’ébauche, sans prévisibilité et sans calendrier. Nous n’avons tout simplement plus le luxe de retarder le projet à une date encore inconnue : la population de l’Est de Montréal a droit à un hôpital moderne et mérite d’être soignée dans la dignité », a déclaré le Dr François Marquis, chef des soins intensifs à l’HMR et membre du CMDPSF du CIUSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal.
Les élus municipaux de l’Est appuient les revendications de la Coalition
Ce matin, les sept maires et mairesses de l’Est de Montréal ont fait paraître une lettre ouverte dans Le Devoir appuyant les demandes de la coalition HMR émises la semaine dernière. Les élus municipaux ont tenu à mettre en garde le gouvernement sur un éventuel report du projet qui, dans un tel contexte, ne ferait qu’alourdir la facture humaine, sociale et financière pour les années à venir.
« Le budget rate sa cible ne confirmant pas noir sur blanc la réalisation du projet de l’HMR. Non seulement HMR ne se retrouve pas à l’étape de réalisation, mais les 300 millions nécessaires pour l’avancement du projet pour l’année en cours demeurent flous. Le gouvernement continue d’ouvrir la porte aux coupures et n’offre aucune prévisibilité quant à la réalisation du projet dans un échéancier de 8 ans ! La mobilisation devra malheureusement se poursuivre », a lâché Jean-Denis Charest, PDG de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal.
Le projet HMR est déjà pleinement optimisé
Le projet a déjà été réduit de façon importante depuis 5 ans, avec des compressions de 3,28 milliards de dollars et une réduction majeure de sa superficie. Chaque mois de report engendre des coûts s’élevant à 10 millions de dollars. « Alors qu’il se targe de ’sobriété économique’, le gouvernement continue de dépenser dans la bureaucratie au lieu d’investir dans ce projet vital », se questionne le président du Syndicat des professionnels en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (FIQ SPS ESTIM), Denis Cloutier.
Le président du comité des usagers de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CUHMR), Patrick Cothenet poursuit : « Chaque année, l’incertitude s’ajoute à l’impatience pour les usagers. Il faut cesser de planifier et passer à l’action, afin de pouvoir assurer une fin à ces travaux qui perturbent les activités normales », a-t-il conclu.
Budget du Québec 2026-2027 - Des avancées modestes pour les personnes aînées dans un contexte de besoins grandissants - AREQ
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - L’AREQ (CSQ), qui représente plus de 60 000 personnes retraitées à travers le Québec, réagit au budget 2026-2027 présenté aujourd’hui par le ministre des Finances, Éric Girard.
Dans un contexte marqué par le vieillissement accéléré de la population et une pression persistante sur le coût de la vie, l’AREQ constate que ce budget s’inscrit dans une approche de prudence budgétaire qui répond très partiellement aux besoins des personnes aînées.
Une réponse insuffisante aux enjeux du vieillissement
Le budget prévoit certaines mesures qui concernent indirectement les personnes aînées, notamment un investissement de 136 millions de dollars sur quatre ans pour soutenir les personnes proches aidantes, ainsi que la prolongation du programme d’aide aux résidences privées pour aînés afin de limiter l’impact des hausses de primes d’assurance sur les loyers.
Toutefois, ces mesures ne constituent pas une réponse structurante aux défis bien documentés liés au vieillissement de la population.
« Les besoins des personnes aînées sont connus, documentés et en croissance. Ce budget demeure en deçà des investissements nécessaires pour y répondre de façon durable », affirme la présidente de l’AREQ, Micheline Germain.
Soutien à domicile : toujours en attente d’un véritable virage
L’AREQ déplore l’absence de nouvelles mesures significatives en matière de soutien à domicile, malgré les orientations récemment annoncées par le gouvernement.
Aucun investissement structurant n’est prévu pour soutenir la mise en œuvre de la politique Mieux chez soi, pourtant centrale au virage annoncé vers le maintien à domicile.
« Le virage vers le maintien à domicile est reconnu depuis des années. Encore faut-il se donner les moyens de le réaliser. Pour l’instant, l’écart entre les intentions et les actions demeure préoccupant », affirme Micheline Germain.
L’AREQ rappelle également que le virage vers le soutien à domicile ne peut reposer uniquement sur les proches aidants. Il est essentiel d’investir dans le réseau public afin de soutenir l’embauche et le maintien du personnel, et ainsi répondre adéquatement aux besoins des personnes qui ne peuvent compter sur un proche aidant, et ce, dans toutes les régions du Québec. Nous insistons pour que ces services soient offerts prioritairement par le réseau public, plutôt que par un recours accru au secteur privé.
Pouvoir d’achat : des mesures en deçà de la réalité vécue
Malgré de minimes interventions en matière de logement, notamment des investissements pour la construction et la rénovation, l’AREQ estime que le budget n’en fait pas suffisamment pour soutenir concrètement le pouvoir d’achat des personnes retraitées.
« Les personnes aînées vivent avec des revenus fixes. Elles sont parmi les premières à ressentir les effets de l’augmentation du coût de la vie », rappelle la présidente.
L’AREQ souligne que les logements, dits abordables, ne garantissent pas une accessibilité durable, puisque leurs coûts tendent à suivre les hausses du marché au fil du temps. Elle déplore également l’absence de mesures ciblées pour permettre aux personnes aînées de se loger dans des milieux sécuritaires et situés à proximité des services essentiels.
Un budget de continuité, peu structurant
Dans l’ensemble, l’AREQ estime que le budget 2026-2027 s’inscrit davantage dans une logique de continuité que de transformation.
Peu de nouvelles mesures structurantes sont proposées, et les investissements annoncés apparaissent limités dans un contexte où les besoins sont en croissance.
« Ce budget donne l’impression de faire du surplace. Les gestes posés ne sont pas à la hauteur des défis auxquels le Québec est confronté, notamment en matière de vieillissement de la population », déclare Micheline Germain.
Une rigueur budgétaire qui soulève des préoccupations
Alors que le gouvernement maintient sa trajectoire vers le retour à l’équilibre budgétaire d’ici 2029-2030, l’AREQ insiste sur la nécessité de protéger les services destinés aux personnes aînées.
L’AREQ s’interroge sur la capacité réelle du gouvernement à financer adéquatement ses engagements, notamment dans un contexte où la demande pour les services de soutien à domicile et pour l’appui aux proches aidants est appelée à augmenter de façon importante.
« La rigueur budgétaire ne doit pas se faire au détriment des personnes aînées. Le vieillissement de la population est une réalité prévisible qui doit guider les décisions dès maintenant », souligne la présidente.
Des priorités claires pour l’AREQ
L’AREQ réitère que les décisions gouvernementales doivent s’appuyer sur deux priorités claires, soit un véritable virage vers le soutien à domicile et la mise en place de mesures concrètes pour protéger le pouvoir d’achat des personnes retraitées.
« Vieillir dans la dignité doit se traduire par des choix budgétaires cohérents, structurants et à la hauteur des besoins des personnes aînées », conclut Micheline Germain.
Budget du Québec 2026-2027 - Mise en œuvre des recommandations de la Commission Viens : six ans après les engagements initiaux, le financement n’est plus à la hauteur- Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec
WENDAKE, QC, le 18 mars 2026 - Le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ) prend acte du dépôt du budget 2026-2027 du gouvernement du Québec et réitère que les besoins documentés dans plusieurs secteurs - notamment par la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec (commission Viens) - demeurent pressants et nécessitent des engagements significatifs immédiats.
Alors que la demande pour les services offerts par les Centres d’amitié autochtones continue de croître, l’absence de mesures structurantes pour soutenir leur développement limite la capacité de répondre pleinement aux réalités du nombre grandissant des Premières Nations et Inuit vivant en milieu urbain. Le budget 2026-2027 ne fournit aucune indication concernant le maintien ou le rehaussement du financement des programmes au-delà de l’exercice en cours, un enjeu qui entrave la planification des services à long terme et leur ancrage.
Les Centres d’amitié autochtones offrent une large gamme de programmes adaptés aux réalités autochtones et jouent un rôle déterminant pour favoriser l’accès à des services et à des environnements sécurisants. Or, malgré des solutions innovantes et éprouvées, ils demeurent limités dans leur capacité à déployer pleinement leur mission faute d’investissements suffisants, et doivent composer avec une croissance constante des besoins. Pour le RCAAQ, il est essentiel que la sobriété budgétaire ne se traduise pas par des services à rabais pour les populations autochtones en milieu urbain. Un budget qui ne tient pas compte de ces réalités risque d’accentuer les écarts socioéconomiques entre les populations autochtones et la société québécoise, faisant de la rigueur budgétaire une rigueur sociale imposée aux groupes les plus vulnérables.
Les niveaux actuels de financement demeurent insuffisants pour répondre adéquatement aux recommandations de la commission Viens et aux besoins croissants des organisations qui offrent les services de première ligne. Malgré leur rôle essentiel, les Centres d’amitié autochtones ne disposent pas des ressources nécessaires pour déployer pleinement leurs actions et assurer des services à la hauteur des enjeux. Le RCAAQ rappelle également que le coût de l’inaction sociale est toujours plus élevé que celui de l’investissement, et appelle le gouvernement à poser des gestes déterminants afin d’assurer un financement durable.
« Malgré la collaboration constructive établie au fil des années entre le RCAAQ et plusieurs partenaires du gouvernement du Québec, la croissance rapide des besoins dans des secteurs essentiels exige un financement en adéquation avec les besoins. Sans investissements stables et adaptés à la réalité urbaine, il devient impossible d’assurer la continuité, la qualité et l’expansion des services offerts aux Premières Nations et Inuit en ville. Les populations autochtones en milieu urbain doivent être pleinement prises en considération dans les priorités gouvernementales. »
— Tanya Sirois, directrice générale du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec
Budget 2026-2027 - La FIQ juge les avancées limitées pour le réseau public - FIQ
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Alors que le ministre des Finances du Québec dépose un budget 2026-2027 qu’il qualifie de « sobre, ciblé et responsable », la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ s’inquiète de l’absence d’investissements structurants pour répondre aux difficultés persistantes du réseau public.
Pour la Fédération, un véritable coup de barre en première ligne s’impose. Les investissements devraient permettre de mettre en place une politique cohérente, fluide et accessible, capable de réduire la pression sur les urgences, d’améliorer la prise en charge de la population et d’assurer une réelle accessibilité aux soins. Les professionnelles en soins jouent un rôle central dans cette transformation, et la FIQ déplore que le budget ne reconnaisse pas pleinement leur contribution, misant encore largement sur les pharmaciens et les médecins.
« C’est insuffisant pour répondre aux besoins. On aurait souhaité des mesures concrètes intégrant les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) pour éviter que les urgences débordent. Une enveloppe est annoncée pour soutenir l’offre de soins, mais il faut encore attendre : rien de concret aujourd’hui », souligne Julie Bouchard, présidente de la FIQ. La Fédération reconnaît toutefois l’effort visant à couvrir la croissance des dépenses, une demande qu’elle avait formulée lors des consultations prébudgétaires. La hausse prévue de 4,1 % permettra de maintenir le réseau à flot, même si les effets des compressions passées demeurent bien présents.
La FIQ salue également les investissements annoncés pour la politique de soutien à domicile et le financement enfin accordé à la politique de prévention, un élément manquant lors de son dévoilement initial. Elle déplore cependant l’absence de mesures pour atténuer les impacts du vieillissement de la population et de la hausse des besoins en soins, qui continuent de retomber sur les seules professionnelles en soins. « On est encore celles qui ramassent tout quand ça casse. La surcharge ne s’arrête jamais, et rien dans ce budget ne vient la freiner. La solution, on la répète : des ratios sécuritaires, un nombre raisonnable de patient-e-s par équipe pour assurer la sécurité de toutes et tous », insiste Mme Bouchard.
La Fédération juge par ailleurs pertinent que le budget prévoie des mesures pour les proches aidants et une hausse du financement de Santé Québec. Elle note aussi l’annonce de 167 G$ sur dix ans en infrastructures, notamment pour la construction, la réfection et l’agrandissement d’hôpitaux, la création de maisons des aînés, le remplacement d’équipements médicaux et la poursuite de la transformation numérique des organismes publics.
Cependant, la FIQ s’inquiète du peu de moyens pour freiner la privatisation, alors que les budgets précédents ont confirmé une tendance claire : la place du privé continue de s’étendre, notamment avec les cliniques médicales spécialisées devenues la solution privilégiée pour réduire les listes d’attente en chirurgie, au prix d’un exode du personnel vers le privé. « On ne réglera pas nos problèmes avec plus de contrats privés. Le privé coûte cher, fragmente les soins et draîne le personnel du réseau public. C’est ça, la réalité terrain », poursuit Mme Bouchard.
La FIQ réitère que les professionnelles en soins veulent un réseau public fonctionnel, financé adéquatement et adapté aux réalités régionales. « On s’inquiète de la façon dont le gouvernement organise les soins et prend en charge les patient-e-s. Ce qu’on demande, c’est de pouvoir soigner dans des conditions humaines, sécuritaires et réalistes. Aujourd’hui, le budget ne nous donne pas ça », conclut la dirigeante syndicale.
Budget du Québec 2026-2027 - Le gouvernement Legault manque d’audace pour la santé et les services sociaux- APTS
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Alors que les services publics s’effritent, que de plus en plus d’infrastructures sont vétustes et que le développement d’un système à deux vitesses se poursuit de plus belle, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) déplore vivement le manque de courage politique dont a fait preuve le gouvernement Legault au moment de présenter son dernier budget avant les prochaines élections.
« Des propositions audacieuses pour relever notre réseau public, il y en a. Garantir des services publics accessibles, humains et de qualité, c’est un choix politique. Le gouvernement Legault laisse les services publics en difficulté, faute de courage pour aller chercher l’argent où il se trouve afin de renforcer son réseau public », dénonce Robert Comeau, président de l’APTS.
L’APTS évalue à 4,7 % le financement additionnel nécessaire pour suivre la croissance des besoins de la population, qui augmentent plus rapidement que les coûts de système. À 4,1 %, les sommes annoncées par le ministre des Finances ne suffiront donc pas. Selon l’organisation syndicale, près de 300 M$ de plus devraient être injectés pour mieux soutenir les soins et services, pour prendre en compte le vieillissement de la population par exemple.
C’est pour éviter ce genre de situation que l’APTS propose depuis de nombreuses années l’instauration d’un bouclier budgétaire, mécanisme légal à l’image de la Loi sur l’équilibre budgétaire, qui assurerait à la santé et aux services sociaux un financement stable et adéquat pour répondre aux besoins réels de la population québécoise, en prenant également en considération l’inflation et l’évolution des pratiques médicales.
Cette proposition peut être financée sans augmenter les taxes et impôts de la classe moyenne et des personnes moins nanties. En effet, l’organisation syndicale propose d’instaurer un impôt progressif sur les fortunes québécoises excédant 4 millions $, et de poursuivre l’opération de sevrage du réseau public de sa dépendance au privé. Après s’être attaqué à la question des agences de placement, il est grand temps d’arrêter l’envoi de chirurgies, d’analyses de laboratoire et d’examens d’imagerie médicale dans des cliniques et des laboratoires privés.
À moins d’un an des prochaines élections, l’APTS invite le gouvernement et l’ensemble des partis politiques à s’engager fermement en faveur d’un financement audacieux du réseau public, et ce, pour assurer la pérennité de soins et de services accessibles, humains et de qualité, partout au Québec.
Budget 2026-2027 - Un budget sans vision et tourné vers le passé - CSQ
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) réagit à la présentation du budget du Québec 2026-2027 : « L’ultime budget présenté par le gouvernement Legault semble figé dans le temps. Plutôt que de bonifier son legs en préservant les services publics, le premier ministre s’est employé à justifier son bilan », a d’abord résumé Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec.
Un budget qui confirme une diminution du financement par élève
Alors que les acteurs du réseau de l’éducation ont uni leur voix dans les dernières semaines, à l’invitation de la CSQ, pour réclamer de la prévisibilité dans le financement de l’éducation, le gouvernement continue de jouer au yoyo budgétaire, a déploré le président de la CSQ. Ce dernier explique que les sommes accordées pour le financement des écoles et des centres ne suffira pas à maintenir les services. En dollars constants, la part du financement par élève au public connaitra une diminution nette passant de 12 034 $ à 11 841 $ : « On ne peut pas prétendre que les services ne seront pas affectés. On l’a dit et on le redit : le Québec est mûr pour une grande réflexion en éducation qui permettrait de nous donner un cap commun », a exprimé Éric Gingras.
Maintien des coupes dans les cégeps
Le personnel de l’enseignement collégial n’est malheureusement pas au bout de ses peines, se désole le président de la CSQ. Malgré le nombre record de personnes étudiantes qu’accueillent les établissements collégiaux et la nécessité d’injecter de nouvelles ressources dans le réseau, le financement par personne étudiante pour la prochaine année sera inférieur de 1 108 $, soit 6,3 %, de ce qu’il était il y a seulement deux ans.
Aucun nouvel investissement pour les infrastructures en santé et services sociaux
La CSQ constate avec satisfaction que le gouvernement du Québec reconnait enfin l’ampleur du déficit de maintien des actifs dans le secteur de la santé et des services sociaux. La proportion des établissements vétustes passe ainsi de 18 % à 38 %, reflétant davantage les constats de nos membres et de la population. « En se donnant un portrait juste de la situation, le gouvernement se donne les moyens d’agir pour rénover les établissements. À ce propos, on doit se réjouir de voir qu’il accélère la cadence. La décision d’y parvenir en retirant le financement pour de nouvelles infrastructures soulève des doutes importants sur sa capacité à faire face à l’augmentation des besoins de la population », estime M. Gingras.
Une goutte d’eau dans un océan de besoins
La construction de 1000 logements abordables supplémentaires annoncée sur le plan budgétaire demeure largement insuffisante pour mettre fin à la crise du logement que vivent actuellement les ménages québécois. À de multiples reprises dans les dernières années, la CSQ et d’autres partenaires de la société civile ont tenté de sensibiliser le gouvernement à l’importance de miser sur la construction de logements hors marché, tels que les logements sociaux, coopératifs et communautaires. La solution préconisée par le gouvernement ne permettra pas de stabiliser efficacement le marché locatif.
Violence conjugale et sexuelle, un pas dans la bonne direction
Les nombreux féminicides qui secouent le Québec sont une démonstration dramatique qu’il y a urgence d’agir pour contrer les violences. Le bouquet de nouvelles mesures en la matière figure, sans contredit, au rayon des bons coups du budget 2026-2027 malgré l’absence d’une mesure phare réclamée par la CSQ et l’Intersyndicale des femmes : l’ajout de dix jours d’absence rémunérés pour les victimes de violence conjugale à la Loi sur les normes du travail. L’incidence budgétaire d’une telle mesure pour l’État québécois se serait élevée à environ 68 M$ par année, bien en deçà du coût humain et financier de l’inaction sur les violences conjugales.
Financement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale - Un pas dans la bonne direction - Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale du Québec
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - Le Regroupement salue la fin du surplace budgétaire que l’on a connu ces dernières années. En effet, le budget 2026 alloue aux maisons d’aide et d’hébergement un rehaussement de 9M$ pour 2026-2027. Cependant, si ce rehaussement permettra aux maisons de répondre à davantage de femmes qui tentent de fuir la violence, on reste loin de la coupe aux lèvres.
De nouveaux rehaussements sont aussi prévus dans les prochaines années, pour un total de l’enveloppe actuelle de 21M$ en 2030-2031. « Or, le Regroupement revendiquait une hausse de 50 M$ sur cinq ans ce qui permettrait à chaque maison d’ajouter 1 nouveau poste par année à son équipe et de favoriser la rétention de personnel expérimenté pour pouvoir répondre aux besoins. Pour atteindre cet objectif, le manque à gagner est encore important », rappelle Elise Brien coresponsable des dossiers politiques. « Des femmes continueront donc de se faire dire qu’elles devront attendre plusieurs semaines avant de pouvoir consulter une intervenante ou bénéficier d’un accompagnement dans leurs démarches », poursuit-elle.
Le Regroupement déplore que rien ne soit prévu dans le budget pour ouvrir de nouvelles maisons afin d’accueillir les femmes et les enfants qui ont besoin d’hébergement. Ni pour bonifier le financement des 4 maisons actuellement en démarrage. Rappelons qu’une femme sur deux qui s’adresse à SOS violence conjugale pour un hébergement n’arrive pas à avoir de place.
« Le Regroupement poursuivra son travail de plaidoyer pour convaincre le prochain gouvernement, quel qu’il soit, qu’allouer les budgets nécessaires aux maisons constitue un investissement pour sauver des vies et économiser des coûts dans les services médicaux rendus pour soigner les femmes et les enfants co-victimes. Tout en saluant les efforts du ministre Girard et de la ministre Bélanger, le Regroupement sollicitera une rencontre avec cette dernière pour lui demander de mettre ses équipes au travail et trouver une solution à la hauteur des besoins », souligne Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques.
Le retour de l’austérité au menu jusqu’au prochain budget du Québec - CSN
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Le dernier budget de l’ère Legault-Girard ne fera pas exception, il n’y a pas de réelle vision d’avenir pour améliorer les services publics ou pour s’attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l’accès au logement.
En éducation, pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, c’est une hausse des dépenses de seulement 0,9 % de 2025-2026 à 2026-2027. C’est en deçà de l’inflation et sous la prévision des coûts du système évalué à 3,8 % par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).
En santé et services sociaux, le gel d’embauche du personnel administratif est maintenu. Par conséquent, ce sont majoritairement des femmes qui assumeront la charge de travail nécessaire pour permettre à ce secteur de couvrir ses coûts de système. Notons aussi la baisse constante des sommes consacrées aux infrastructures de la santé et des services sociaux de 2026, jusqu’en 2036, alors que les besoins sont pourtant criants. Par ailleurs, un montant de 22 M$ seulement est prévu cette année pour convertir des places de service de garde non subventionnées en places subventionnées.
En enseignement supérieur, la CSN salue la couverture des coûts de système qui est prévue, après des années de stagnation dans le secteur. Notons cependant que l’évaluation de l’état des bâtiments sera connue seulement l’an prochain et que cela pourrait changer la donne pour stopper la dégradation des bâtiments vétustes.
Relevons aussi que le budget prévoit la construction de seulement 1000 nouveaux logements soi-disant « abordables ». Il n’y a toujours pas de plan d’envergure pour contrer la crise du logement.
« Toutes les annonces budgétaires qui ne couvrent pas les coûts de système signifient une chose : le retour de l’austérité. Ce sera particulièrement le cas en éducation », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
La présidente de la CSN fait un appel à celles et ceux qui vont succéder au gouvernement Legault : « Il faut que celles et ceux qui dirigeront le Québec plus tard cette année recentrent leur attention sur ce qui préoccupe vraiment les travailleuses et les travailleurs, soit la santé, l’éducation et surtout le coût de la vie. Au cours des huit dernières années, le recours constant au privé n’a rien réglé de ce point de vue. »
On remarque aussi une baisse des dépenses en culture et communication ; Télé-Québec subit à cet effet une diminution de 8 % de ses dépenses. Malgré tout, le gouvernement crée un nouveau crédit d’impôt pour les médias de 40,2 M$ sur cinq ans. Le gouvernement annonce l’élargissement de l’accès à ce crédit aux différents médias, mais cela risque d’être insuffisant, considérant la crise actuelle du secteur.
Le gouvernement ajoute plus de 228 M$ en 2026-2027 pour les entreprises et les communautés du secteur forestier, dont 60 M$ pour la transformation de l’industrie. Le reste de cette enveloppe est cependant consacrée à la baisse des redevances payées par les entreprises et aux travaux sylvicoles.
Se donner les moyens de répondre aux besoins
Il est utile de rappeler qu’une autre vision des finances publiques est possible. Celle où l’État se donne les moyens de remplir toutes ses missions sans devoir compresser les dépenses de façon régulière ou sans négliger l’entretien des bâtiments, sans restreindre le rythme de développement de services publics cruciaux, comme les places de services de garde subventionnées ou les logements sociaux.
Le PIB réel du Québec a augmenté de façon quasiment constante depuis plus de 25 ans. « On ne devrait pas avoir à se casser la tête pour bonifier l’offre de transport en commun ou pour faire tenir nos écoles debout. C’est un choix idéologique que font le ministre Girard et ce gouvernement, pour limiter l’imposition de ceux qui ont accaparé la majorité de la croissance du PIB ces dernières années », ajoute Caroline Senneville.
La CSN regrette notamment que le gouvernement ait laissé tomber l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital à la suite de la décision du gouvernement fédéral.
Budget 2026-2027 - Il va manquer de bras pour mettre en œuvre les projets - SPGQ
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) salue l’augmentation des budgets de certains ministères, mais se demande sérieusement qui va s’occuper de la mise en œuvre des nouvelles mesures annoncées considérant les abolitions de postes qui se poursuivent.
« C’est très bien d’investir pour s’adapter aux changements climatiques, par exemple, mais on a coupé environ 300 personnes au ministère de l’Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs. On demande encore de faire plus avec moins, mais ce n’est plus possible. Il n’y a pas eu de véritable analyse, on a coupé n’importe qui n’importe comment et les processus n’ont pas été améliorés. On compte environ 1500 professionnelles et professionnels de moins depuis le 1er novembre 2024 dans la fonction publique et on demande à ceux qui restent de compenser, tout simplement », signale Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.
France-Élaine Duranceau, ministre de la Magie ?
La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, continue de tromper la population lorsqu’elle affirme que les compressions n’ont aucun impact sur les services. « À moins de travailler au ministère de la Magie, c’est tout simplement impossible. Sondés avant les Fêtes, 19 % de nos membres ont signalé des bris de service à la population et des situations rehaussant la vulnérabilité de la clientèle. De plus, 33 % constatent plus d’insatisfaction de la clientèle et 59 % notent que les délais dans leur service ont augmenté », rappelle M. Bouvrette.
Enseignement supérieur : les bottines doivent suivre les babines
Par ailleurs, le SPGQ se réjouit d’entendre le gouvernement affirmer que l’enseignement supérieur est prioritaire, après qu’il ait coupé 151 millions $ dans le réseau des cégeps l’an dernier. « Maintenant, il faudrait que les bottines suivent les babines. Le gouvernement augmente le budget en enseignement supérieur de 5,4 %, mais il réduit les sommes octroyées pour les mesures émanant de budgets antérieurs. Autrement dit, on donne d’une main et on reprend de l’autre. Ce n’est pas ce que j’appelle prioriser les services aux étudiants », juge M. Bouvrette.
SAAQclic : le gouvernement n’a rien compris
De toute évidence, ce gouvernement n’a tiré aucune leçon du scandale SAAQclic. « Les consultants en informatique représentent 27,4 % du personnel en informatique au gouvernement du Québec, une augmentation de 2,2 % dans les deux dernières années. C’est totalement inacceptable, considérant que les sous-traitants coûtent souvent le double du personnel de l’État et parfois bien plus. On se souvient tous des consultants à 350 $ l’heure dans SAAQclic ! Pour faire de réelles économies, il faut miser sur l’expertise interne, mais le gouvernement fait exactement l’inverse en réduisant le personnel au ministère de la Cybersécurité et du Numérique, entre autres. En plus, on diminue les sommes allouées à la transformation numérique et à la cybersécurité accordées dans les budgets antérieurs », dénonce M. Bouvrette.
Violence conjugale et sexuelle
Finalement, le gouvernement veut s’attaquer à la violence conjugale et sexuelle, mais le ministre du Travail, Jean Boulet, s’entête à refuser une mesure peu coûteuse, soit l’octroi de dix jours d’absence rémunérés pour les victimes de violence conjugale. « Le gouvernement fédéral offre à son personnel cette mesure depuis plusieurs années. Le Québec est en retard à ce chapitre. Les dix jours d’absence rémunérés sont un minimum pour aider les victimes à réorganiser leur vie », estime M. Bouvrette. Le syndicaliste rappelle du même souffle la surcharge de travail persistante des agents de probation responsables, notamment, de faire le suivi de personnes violentes et de s’occuper des bracelets antirapprochements.
Budget : la FADOQ peut contribuer à la Stratégie nationale de prévention en santé - FADOQ
MONTRÉAL, le 18 mars 2026 - La FADOQ accueille favorablement l’annonce, dans le budget du Québec 2026-2027, d’un financement additionnel de 100 millions de dollars sur cinq ans destiné à la Stratégie nationale de prévention en santé.
En tant qu’organisme qui fait bouger plus de 70 000 personnes chaque semaine, la FADOQ joue un rôle de premier plan dans la promotion du vieillissement actif. Avec un soutien financier via cette stratégie, la FADOQ serait en mesure d’atteindre 100 000 personnes actives par semaine.
« Grâce à nos 690 clubs locaux et nos 16 regroupements régionaux, nous permettons aux personnes aînées de se rassembler, de demeurer actives et de socialiser. Nous voulons en faire davantage afin de contribuer à l’atteinte des objectifs gouvernementaux visant la réduction des maladies chroniques et le maintien de l’autonomie », affirme Yves Bouchard, président de la FADOQ.
Un budget insuffisant pour le soutien à domicile
Le budget consacré au soutien à domicile n’a pas connu de hausse significative dans le budget 2026-2027. Cette enveloppe est évaluée à un peu plus de 2,86 milliards de dollars. Dans notre mémoire prébudgétaire, nous avions recommandé de la doubler.
« Si nous voulons réellement réussir le virage vers les soins et services à domicile et nous assurer que la Politique nationale de soutien à domicile fonctionne, il faut qu’une part beaucoup plus importante du budget de la santé soit réservée à ce volet. Avec le vieillissement accéléré de la population, le temps presse », rappelle M. Bouchard.
Un sondage effectué auprès de nos membres avait révélé que les soins à domicile étaient parmi les soins et services les plus difficiles d’accès.
Le budget prévoit toutefois une somme additionnelle de plus de 2,16 milliards de dollars sur cinq ans pour faciliter l’accès aux soins de santé et aux services sociaux, dont une enveloppe de 811,5 millions $ afin de « consolider l’offre de soins et de services dans les établissements publics du réseau de la santé et des services sociaux ». La FADOQ recommande qu’une partie considérable de cette enveloppe soit destinée aux soins et services à domicile.
L’activité physique et le sport : les grands oubliés
La FADOQ déplore l’absence de nouveaux investissements significatifs pour le milieu de l’activité physique, du sport et du plein air.
Faisant partie de la Coalition pour l’avenir du sport et de l’activité physique au Québec (CASAPQ), la FADOQ souhaite réitérer que l’activité physique, le sport et le plein air doivent être reconnus à la hauteur de leur apport à la santé, au mieux-être collectif et à la vitalité des communautés.
Des mesures saluées
La FADOQ souhaite souligner quelques mesures qui amélioreront la qualité de vie des personnes aînées et favoriseront le maintien de leur autonomie :
• 136 millions $ sur quatre ans pour compléter le financement du Plan d’action gouvernemental pour les personnes proches aidantes 2026-2031, dont le dévoilement est prévu pour ce printemps ;
• 5,9 millions $ dès cette année afin de poursuivre le programme RénoRégion, qui offre une aide financière aux propriétaires-occupants à revenu faible ou modeste vivant en milieu rural pour leurs travaux visant à corriger des défectuosités majeures sur leur résidence ;
• 30,0 millions $ sur deux ans afin d’assurer la poursuite du Programme d’adaptation de domicile.
L’héritage de la CAQ : une vision étroite de l’économie et le maintien des inégalités - CSD
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - À la suite du dépôt du dernier budget du gouvernement de la CAQ aujourd’hui, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) déplore l’absence d’une véritable stratégie industrielle, de mesures structurantes pour soutenir durablement les régions et pour réduire les inégalités économiques.
« Ce budget confirme la vision étroite de la CAQ pour l’avenir de l’économie québécoise, une vision qui mise sur des secteurs très nichés et dont les retombées économiques demeurent souvent théoriques. Ce dont l’économie du Québec a besoin, c’est plutôt d’une vision cohérente du développement, notamment sur les plans industriel et régional. C’est tout le contraire que le gouvernement nous offre aujourd’hui », déclare Luc Vachon, président de la CSD.
Les régions du Québec laissées pour compte
La CSD constate que le gouvernement poursuit sa stratégie à court terme, sa stratégie de recherche du « coup de circuit » en privilégiant des investissements pour attirer, sans réelle garantie, de grandes entreprises dans des secteurs précis, dont le secteur des métaux critiques et stratégiques, les technologies de pointe et l’IA. Pendant ce temps, le budget appuie timidement les régions avec un maigre 581M$ sur cinq ans, dans les secteurs du tourisme, de l’agroalimentaire et de la foresterie, et ne mise que très peu sur les PME d’ici et sur leur développement.
« Pour appuyer le développement des économies régionales, il faut reconnaître leur particularité et ne pas les réduire à des économies touristiques, agroalimentaires ou forestières. Même si ces secteurs sont très importants pour certaines régions, la richesse des régions c’est aussi accroître leur diversité économique et l’engagement de leurs communautés. Une vraie stratégie industrielle doit impliquer durablement les économies des régions. Ce budget passe complètement à côté », ajoute Luc Vachon.
Une stratégie industrielle toujours absente
Après des années à gouverner, la CAQ ne propose toujours pas de véritable stratégie industrielle pour le Québec dans son budget. Pourtant, plusieurs régions, souvent dépendantes d’un nombre limité de secteurs, font face à des réalités économiques fragiles qui exigent des réponses plus adaptées. Alors que le contexte tarifaire met en lumière l’importance de la production manufacturière sur le territoire, aucune vision du gouvernement dans le budget pour ce secteur.
« Une stratégie industrielle, ce n’est pas une option. C’est la seule façon de renforcer la résilience de notre économie et d’assurer une transition juste pour les travailleuses et travailleurs, partout au Québec. On ne peut pas renforcer les régions sans une vision claire et des engagements en investissements », affirme Luc Vachon.
L’avenir de l’industrie forestière encore oubliée
Le budget du gouvernement laisse l’industrie forestière québécoise toujours vulnérable. Certaines entreprises reprennent difficilement leurs activités, d’autres restent à l’arrêt, et certaines ont fermé leurs portes. Alors que le secteur a besoin d’un véritable appui pour sa transformation, qui aurait dû être en place depuis plusieurs années déjà, l’actuel budget n’offre qu’un appui pour maintenir l’industrie de 365M$ sur cinq ans, et ce, sans réelle portée pour moderniser le secteur.
« Le gouvernement annonce des chiffres, mais les travailleuses et travailleurs de la forêt attendent des actions concrètes. On donne de l’air à court terme aux industries avec la baisse des redevances annuelles, c’est bien, mais il manque l’engagement réel pour pérenniser le secteur forestier. Il est urgent de mettre en place un plan structurant pour soutenir l’emploi, l’innovation et la diversification dans le secteur », ajoute le président.
La CSD, comme tous les acteurs du secteur, demande depuis des années des mesures concrètes, structurantes et immédiates, comme de la formation pour les travailleurs et travailleuses et des investissements réels en aménagement forestier pour que l’économie forestière devienne un véritable moteur pour les régions. C’est encore un rendez-vous raté.
Des inégalités qui se creusent
La CSD s’inquiète du manque d’actions concrètes pour freiner l’augmentation des écarts de richesse dans le budget présenté aujourd’hui. Ses principales mesures, soit la conversion des CPE, le gel de la taxe scolaire et le financement des banques alimentaires, n’auront même pas l’effet d’un baume. La Centrale constate avec grande déception que les mesures annoncées ne permettront pas de répondre adéquatement à la hausse du coût de la vie, notamment en ce qui concerne l’accès aux services publics et à l’alimentation.
« L’écart entre les plus riches et le reste de la population continue de se creuser. Pendant que certains accumulent la richesse, d’autres peinent à joindre les deux bouts. Notre système fiscal et l’accès aux services publics ainsi que son financement ne permettent pas de réduire les inégalités économiques produites par le marché du travail. Il est temps de réviser notre système, système qui, on le voit bien, ne fonctionne pas. C’est l’héritage que la CAQ laissera au Québec et à ses régions », de conclure Luc Vachon.
Un budget sans surprise : la FTQ a hâte de passer à autre chose - FTQ
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - La Fédération des travailleurs et des travailleuses (FTQ) éprouve une déception prévisible face au budget déposé aujourd’hui par le ministère des Finances. La centrale déplore l’absence de vision structurante pour soutenir les travailleurs et travailleuses dans un contexte de turbulences économiques.
« Il y a peu de choses dans ce budget qui répondent aux attentes des travailleurs et des travailleuses. On s’y attendait considérant que le budget du ministre des Finances était déjà rédigé lorsque nous l’avons rencontré. On tient compte que très partiellement de l’augmentation des inégalités sociales, de la crise de l’habitation, de l’incertitude économique actuelle ou encore de l’urgence de lutter contre les changements climatiques. Il s’agit d’une autre illustration de la déconnexion de la CAQ par rapport aux attentes et aux besoins de la population québécoise », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.
Le gouvernement a annoncé quelques nouvelles dépenses et investissements dans des domaines importants pour la société québécoise, ce qui est toujours bienvenu. Cela dit, la centrale déplore le manque de vision et d’ambition de ce budget. Par exemple, la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en place subventionnées apparaît comme une bonne nouvelle, mais l’idéal serait un réseau complet et accessible de centres de la petite enfance (CPE). Nous disons oui à un soutien additionnel pour le secteur forestier, mais quand le Québec aura-t-il une véritable politique industrielle ?
L’augmentation du niveau des dépenses sera très faible au cours des prochaines années, ce qui laisse présager un retour à l’austérité. Les dépenses en santé et services sociaux se situeront à un niveau acceptable pour 2026-2027, mais augmenteront peu pour l’année subséquente. En éducation, les augmentations apparaissent insuffisantes et entraîneront des impacts négatifs sur les services. Il s’agit là de choix politiques considérant les sommes importantes versées au Fonds des générations et l’absence de nouveaux revenus, particulièrement auprès des plus riches. Le gouvernement aurait également pu mettre sur pied un régime public et universel d’assurance médicaments, ce qui aurait permis des économies de plusieurs milliards de dollars par année.
« Au Québec, il y a du monde qui travaille fort, puis qui n’y arrive plus. Il y a des familles qui coupent dans l’épicerie et des gens qui travaillent à temps plein sans joindre les deux bouts. Nos membres, comme l’ensemble des Québécois et Québécoises, n’ont pas besoin d’un gouvernement spectateur. Ils ont besoin d’un gouvernement qui protège les emplois et qui améliore leur qualité de vie », ajoute la présidente de la FTQ.
Après deux mandats caquistes, la FTQ est prête à passer à autre chose et à contribuer activement à élaborer des solutions pour les défis auxquels fait face la société québécoise.
« C’est inhabituel de dire ça en mars alors que le printemps approche, mais on attend avec impatience d’être en octobre pour que soient enfin déclenchées les élections. À la FTQ, on est déjà passé au prochain appel. On se prépare à travailler avec le prochain gouvernement, peu importe sa couleur politique. Il y a un besoin urgent de rétablir le dialogue social qui a été mis à mal par ce gouvernement. Ce n’est pas un caprice syndical, mais une façon intelligente de faire face aux turbulences et de bénéficier de l’expertise du terrain », précise la présidente de la FTQ.
Budget du Québec : la CAQ poursuit dans la voie de l’austérité - IRIS
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Le dernier budget du gouvernement Legault maintient le virage vers l’austérité entrepris par la CAQ depuis quelques années alors que les dépenses annoncées ne seront pas suffisantes pour financer adéquatement les services publics.
« Afin d’atteindre le déficit zéro, le ministre fait des compressions importantes en éducation et dans plusieurs portefeuilles en limitant la croissance des dépenses en deçà des besoins du système », explique Julia Posca, chercheuse à l’IRIS.
Un budget austère
« Il manque 330M$ en éducation pour simplement maintenir le seuil minimal de services si on tient compte de la hausse des coûts liées à l’inflation, aux augmentations salariales et à la hausse du nombre d’usagers », note Julia Posca.
« Pour l’ensemble des dépenses de programmes, il manque près de 2,6G$ pour couvrir l’augmentation des coûts. Il est évident qu’un tel manque à gagner aura des effets délétères sur les services à la population », déplore Guillaume Hébert.
Reconnaître les crises sociales, sans y remédier
« Le gouvernement propose de subventionner 5000 places en garderie qui ne l’étaient pas, mais n’ajoute aucune place pour combler les besoins des familles. Le gouvernement rate donc l’objectif de création de 46 000 nouvelles places qu’il s’était donné en 2021 », souligne Julia Posca.
« Alors que le gouvernement dit souhaiter transformer l’économie pour faire face aux crises, il continue d’appliquer sa recette perdante : se fier sur le secteur privé et l’exploitation des ressources naturelles », explique Guillaume Tremblay-Boily.
« Le gouvernement consacre 2,5 fois plus d’argent au réseau routier qu’au transport en commun alors qu’il faudrait réduire notre dépendance aux énergies fossiles », selon le chercheur.
Se donner les moyens de faire plus
Le gouvernement se prive cette année de 1,8G$ en raison de baisses d’impôt passées. « Au lieu de réduire son déficit à tout prix, le gouvernement devrait se donner plus de marge de manœuvre en suspendant l’application de la Loi sur l’équilibre budgétaire et en réformant la table d’imposition, ce qui pourrait générer plus de 3G$ de revenus supplémentaires par année », propose Guillaume Hébert.
« L’austérité n’est pas une fatalité comptable, mais bien une question de priorités politiques », conclut-il.
Budget 2026-2027 : « Ce budget, c’est une pancarte électorale », dénonce Ruba Ghazal - QS
QUÉBEC, le 18 mars 2026 - Alors que la hausse du coût de la vie prend les familles québécoises à la gorge, la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, et la responsable solidaire en matière de Finances, Alejandra Zaga Mendez, dénoncent que la CAQ ait déposé un budget incomplet, déconnecté des priorités de la population, à forte saveur préélectorale.
Le budget déposé par le ministre des Finances, Éric Girard, compte des montants discrétionnaires réservés pour que le ou la prochaine cheffe de la CAQ puisse financer des cadeaux électoraux :
• 250 millions de dollars disponibles dès maintenant ;
• La possibilité de piger dans la provision pour éventualité de 2 milliards de dollars, dont 500 millions de dollars déjà provisionnés.
« La CAQ n’est pas gênée de déposer un budget centré sur ses priorités électorales et pas sur celles des Québécois. Je le dis sans détour, ce n’est pas un budget, c’est une pancarte électorale. C’était leur dernière chance de donner de l’oxygène aux gens qui en arrachent, et ils ratent la cible. Le ministre Éric Girard va passer l’été avec le ou la prochaine cheffe de la CAQ pour faire pleuvoir ces sommes et distribuer sans gêne l’argent qui aurait dû servir à venir en aide aux familles qui en arrachent. 250 millions de dollars, c’est énorme. Le réseau de l’éducation, de la santé, et les familles qui sont étranglées par leurs factures auraient pris ces sommes tout de suite », a déclaré Mme Ghazal.
« Les familles ont de la misère à se loger, à payer leur loyer et leur hypothèque, et le ministre des Finances nous annonce qu’il ne construira que 1000 logements sur 3 ans. C’est irresponsable et c’est insultant. 1000 logements, c’est ce qu’il manque, rien qu’à Verdun, dans ma circonscription. On vit une crise du logement historique, des gens dorment dans la rue, il est temps que la CAQ se réveille ! », a renchéri Mme Zaga Mendez.
Une austérité ciblée en éducation
« François Legault aime nous rappeler qu’il s’est lancé en politique pour s’occuper de l’éducation. Ce budget nous montre que rien n’est plus faux. Nos écoles qui tombent déjà en ruine sont frappées par une salve d’austérité qui va faire mal. La CAQ est déjà en campagne électorale et refile la facture à nos enfants. Nous ne sommes pas dupes, le paravent électoral de la CAQ ne cachera ni le sous-financement des services aux élèves, ni la moisissure dans les murs des écoles du Québec », a laissé tomber Mme Ghazal.
Le PQI : le cimetière des grands projets
Après le psychodrame ayant entouré l’hôpital Maisonneuve-Rosemont l’an dernier, la responsable solidaire en matière de Finances, Mme Zaga Mendez, dénonce également que la CAQ n’ait rien appris de ses erreurs et abandonne la métropole.
« J’ai des petites nouvelles pour la CAQ : les gens de Montréal paient des impôts eux aussi. Ça m’enrage que la CAQ se fiche de la santé des gens de l’Est de Montréal. Je sais que les perspectives électorales de la CAQ ne sont pas bonnes à Montréal, mais ce n’est pas une raison pour abandonner les Montréalais ! », a fustigé Mme Zaga Mendez, qui constate que pour la 12ème année consécutive, le projet de reconstruction de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont n’est toujours pas passé à la phase de la réalisation au Plan Québécois des Infrastructures.
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