Tiré de Voix juives indépendantes
Cette année, nous célébrons l’anniversaire de cette catastrophe, qui s’est traduite par 77 ans de nettoyage ethnique, de dépossession et de déshumanisation, et maintenant par 19 mois de génocide.
Depuis sa création, le sionisme est un projet de colonisation fondé sur l’effacement des Palestinien.ne.s.
En 1937, David Ben-Gourion, qui deviendra plus tard le premier Premier ministre d’Israël, écrivait : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place ». Trois ans plus tard, Yosef Weitz, du Fonds national juif, déclarait : « Il n’y a pas de place pour les deux peuples dans ce pays… il ne faut laisser aucun village, aucune tribu. »
Ces déclarations reflètent une croyance fondamentale de l’idéologie sioniste : les Palestiniens doivent être expulsés de leurs terres ancestrales pour faire place à l’occupation coloniale.
La violence qui a commencé en 1948 n’a jamais cessé. Elle se poursuit par la famine de masse et le bombardement de Gaza. Dans la violence armée des colons et les incursions militaires en Cisjordanie.
Depuis octobre 2023, au moins 62 600 Palestinien.ne.s ont été tués, dont plus de 17 800 enfants. Un demi-million de personnes sont aujourd’hui confrontées à ce que l’Organisation mondiale de la santé appelle « la faim catastrophique, la malnutrition aiguë, la famine, la maladie et la mort ». Depuis qu’Israël a commencé à bloquer l’aide à Gaza en mars, au moins 57 enfants sont morts de faim, un chiffre qui devrait continuer à augmenter.
Dans ce contexte, le Canada refuse de prendre des mesures significatives et maintient son soutien commercial, militaire et diplomatique à Israël.
Alors qu’Israël commet un génocide au vu et au su du monde entier, la complicité du Canada est indéniable et impardonnable.
Pourtant, la résistance perdure. Depuis 77 ans, les Palestinien.ne.s refusent d’être effacés par le sionisme.
Face à la violence des colons et aux déplacements forcés, la Palestine survit. Elle vit avec ceux qui survivent au génocide à Gaza, qui résistent à l’empiétement des colons en Cisjordanie, dans le défi des étudiant.es.s qui réclament justice, dans l’organisation sans relâche des communautés diasporiques, dans le déchirement et l’espoir de chaque réfugié qui se souvient du nom de son village.
En ce jour de la Nakba, alors qu’Israël célèbre son « indépendance », nous nous souvenons de la vérité : l’existence d’Israël est née d’une dépossession violente et est maintenue aujourd’hui par une violence militaire écrasante. Qu’un mensonge sur « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a été utilisé pour justifier une catastrophe qui n’a jamais pris fin.
En ce jour de la Nakba, nous nous souvenons. Nous pleurons et nous résistons. Nous exigeons la fin du génocide, de l’apartheid et des catastrophes continues du sionisme.
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